Sécurité

La Côte d’Ivoire planche sur la ratification de la Convention de Budapest sur la cybercriminalité

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Le ministre Isaac Dé entouré par M. Seger et Bilé Diéméléou (Abidjan, le 12/03/2019)

Photo : AIP

Abidjan, 12 mars (AIP) – Des experts issus de ministères et de structures étatiques sont réunis à Abidjan, mardi, dans le cadre d’un atelier d’information sur la Convention de Budapest sur la cybercriminalité, dans l’optique de sa ratification par la Côte d’Ivoire.

En procédant à l’ouverture de l’atelier, le ministre de l’Economie numérique et de la Poste, Claude Isaac Dé, a exhorté les participants à n’éluder aucun aspect relatif à la lutte contre la cybercriminalité, afin d’orienter les décisions à prendre par l’Etat pour commencer le processus de ratification.

Il a profité de l’occasion pour rappeler des mesures prises par la Côte d’Ivoire ainsi que les textes réglementaires en vigueur, afin d’adresser la question de cybersécurité qui transcende les frontières. C’est pourquoi, soulignant l’adhésion du pays à la Directive de la CEDEAO (régionale) et à la Convention de l’Union africaine (continentale), il a salué la Convention de Budapest qui élargit l’horizon de la lutte contre la cyberciminalité.

Le secrétaire exécutif du Comité de la Convention sur la cybercriminalité du Conseil de l’Europe, Alexander Seger, a fait observer que parce que les TIC sont utilisées dans tous les domaines de la vie, la sécurité des individus et des organisations est affectée par la cybercriminalité. « Nous n’avons pas d’autre choix que de relever les défis », a-t-il résumé, insistant sur la nécessité de mener la lutte à travers la coopération.

La Convention de Budapest sur la cybercriminalité est le premier Traité international qui tente d’aborder les crimes informatiques et les crimes dans Internet y compris la pornographie infantile, l’atteinte au droit d’auteur et la discours de haine en harmonisant certaines lois nationales. Et ce, en améliorant les techniques d’enquêtes et en augmentant la coopération entre les nations et la protection adéquate des droits de l’homme et des libertés en application de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés, Pacte international relatif aux droits civils et politiques ou d’autre instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme.

Organisé au Radisson Blu Abidjan, l’atelier d’information sur la Convention de Budapest sur la cybercriminalité s’inscrit dans le cadre du projet Cybercrime@Octopus. Les participants sont issus du ministère de l’Economie numérique et de la Poste, du ministère de la Justice, du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, de l’ARTCI, de l’ESATIC, entre autres, auxquels se joignent notamment des huissiers de justice.

(AIP)

cmas

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