Santé

Deuxième cas de rémission d’un patient atteint du VIH dix ans après

millions de personnes infectées par le VIH à travers le monde contrôlent cette maladie à l’aide d’une thérapie antirétrovirale (ARV)

Photo : AIP

Abidjan, 05 mars (AIP)- Des chercheurs ont annoncé, mardi, dans le journal nature qu’un deuxième patient atteint du Sida, depuis 2003, en Grande Bretagne, s’était remis de cette maladie, dix ans après le premier cas confirmé d’un patient (le « patient de Berlin ») souffrant du VIH et qui s’était remis de cette maladie mortelle.

Ils ont indiqué que cette deuxième personne, connue comme « le patient de Londres », n’a pas montré de signe d’être atteinte du virus depuis 19 mois après avoir interrompu son traitement.

Pour eux donc, cette personne connaît une rémission durable du VIH-1, le virus à l’origine du sida et est probablement guéri de cette maladie.

Ils ont expliqué que les deux patients ont subi des transplantations de moelle osseuse pour traiter des cancers du sang, en recevant des cellules-souches de donneurs ayant une mutation génétique rare qui empêche le VIH de s’installer.

« En parvenant à une rémission sur un deuxième patient tout en utilisant une approche similaire, nous avons montré que le “patient de Berlin” n’a pas été une anomalie », s’est félicité le principal chercheur Ravindra Gupta, professeur à l’Université de Cambridge, en faisant référence au premier cas mondial de rémission chez un malade atteint du VIH.

Des millions de personnes infectées par le VIH à travers le monde contrôlent cette maladie à l’aide d’une thérapie antirétrovirale (ARV), mais ce traitement ne débarrasse pas les patients du virus.

« En ce moment, la seule façon pour traiter le VIH se fait par administration de médicaments qui contiennent le virus et que les gens doivent prendre toute leur vie », a dit M. Gupta.

« Cela représente un défi particulier dans les pays en voie de développement », où des millions de personnes n’ont pas accès à un traitement adéquat, a-t-il ajouté.

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Près de 37 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde, mais seules 59 % d’entre elles bénéficient d’ARV et près d’un million de personnes meurent chaque année d’affections liées au VIH.

Pour M. Gupta et son équipe, la transplantation de moelle osseuse n’est pas une option viable pour le traitement du VIH parce que c’est une procédure dangereuse et douloureuse. Mais ce deuxième cas de rémission et probable guérison à la suite d’une telle transplantation va aider les scientifiques à réduire le nombre de stratégies de traitement, a-t-il souligné.

(AIP)

sdaf/fmo

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