Société

La féminisation des noms de métiers adoptée par l’Académie française

Dans cet élan, l’Académie accepte également des mots comme « auteure », « autrice » et « écrivaine »

Photo : AIP

Abidjan, 1er mars (AIP) – L’Académie française a adopté jeudi, un rapport sur la féminisation des noms de métiers et de professions.

Le texte adopté par les académiciens explique que celle-ci relève «d’une évolution naturelle de la langue, constamment observée depuis le Moyen Age». L’Institution ne compte pas pour autant dresser une liste exhaustive des noms de métiers et leur féminisation, pas plus que des règles strictes. Elle sait que c’est la vitalité de la langue qui tranchera.

L’Académie française retient donc dans son rapport des mots jusqu’à présent tabous comme «professeure». Elle tient à préciser que l’emploi de ces formes en « eure » qui fait débat ne constitue pas une menace pour la structure de la langue à condition toutefois que le « e » muet final ne soit pas prononcé. Dans cet élan, l’Académie accepte également « auteure », « autrice » et « écrivaine ».

L’Académie française est la gardienne sourcilleuse du bon usage de la langue française. Selon elle, toutes les évolutions valorisant la place des femmes dans la société sont à envisager, c’est donc vrai pour les noms de métiers. La féminisation des noms de métier est une mesure déjà en vigueur depuis une quarantaine d’années dans nombre de pays francophones comme la Belgique, la Suisse ou la province canadienne du Québec.
(AIP)
tls/kam

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