Economie

Focus sur les produits dérivés de l’anacarde au SIA 2019

Paris (France), 1er mars (AIP) – De l’alimentation au cosmétique en passant par l’industrie automobile/aéronautique et pharmaceutique, les produits dérivés de l’anacarde sont multiples et non exhaustifs, a-t-on appris vendredi à l’occasion d’une conférence du Conseil du coton et de l’anacarde tenue au 56ème Salon international de l’agriculture de Paris (SIA 2019).

Aux dires du chef du service Promotion des produits dérivés, Soumahoro Alimata, de la pomme de cajou, on peut fabriquer du jus, du vinaigre, de la liqueur, de l’alcool, de la confiture, du sirop, etc.,

Avec la noix de cajou, on peut obtenir des amandes qui servent à fabriquer de la pâte, de l’huile, des produits utilisés en apéritif, du savon.

Quant à la pellicule entourant l’amande, elle est brûlée comme la coque pour faire un complément d’alimentation pour le bétail. La coque peut être utilisée pour faire des briquettes de charbon servant de combustible dans les foyers et elle peut permettre de produire de l’électricité.

La coque du cajou comprend un tissu spongieux contenant une résine corrosive appelée baume qui a divers usages industriels. Les propriétés de la résine appelée en Anglais ‘’Cashew nut shell liquid, CNSL’’ est notamment utilisée dans la fabrication d’éléments de friction de freins, d’embrayages, comme matériaux isolants et imperméables dans l’aviation ou comme intrant dans des peintures voire dans l’industrie du plastique. Elle est aussi employée dans la fabrication d’encres indélébiles, de vernis de protection contre les insectes ravageurs ou imperméabilisants, d’insecticides.

Par exemple, dans l’industrie cosmétique, l’on transforme le cajou pour obtenir des baumes pour mains, des huiles de massage, dans des soins solaires et après soleil, et dans le traitement des cheveux. La pellicule sur l’amande rentre dans le processus pharmaceutique.

Face à toute cette richesse qui n’est malheureusement pas assez exploitée en Côte d’Ivoire, le directeur général du Conseil du coton et de l’anacarde, Dr Adama Coulibaly, a expliqué que selon la réforme de secteur opérée en 2013, la stratégie est de transformer localement 50% de la production ivoirienne.

Le DG a déploré le gâchis qui est constaté, vu que la pomme représente cinq à huit fois le poids de la noix alors qu’elle n’est pas assez exploitée, de même que la coque qui fait trois à cinq fois le poids de l’amande. C’est pourquoi, il a invité les investisseurs, notamment la diaspora, à s’intéresser à la transformation du produit en Côte d’Ivoire, les assurant de l’accompagnement de sa structure pour leur installation.

Premier producteur de noix de cajou, la Côte d’Ivoire a commercialisé 761 346 T en 2018. La transformation locale est à peine de 10%, de même que la consommation.

(AIP)

cmas

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