Société

L’évaluation par le MAEP démontre que la Côte d’Ivoire est une terre d’opportunité

Le président de la CN-MAEP, Bernard Konan, lors de son intervention

Photo : AIP

Abidjan, 28 fév (AIP)- Le président de la commission nationale du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (CN-MAEP), Bernard Konan, a assuré mercredi au ministère de l’Intégration africaine et des ivoiriens de l’Extérieur à Abidjan, que l’évaluation de la Côte d’Ivoire dans la cadre de ce mécanisme, démontre qu’elle est une terre d’opportunités.

« L’évaluation dans le cadre du MAEP, autre épreuve de performance et cadre consensuel pour gérer des réformes structurelles, démontre que la Côte d’Ivoire est une terre d’opportunités qui n’est meilleure que lorsqu’elle s’organise dans la transparence pour faire face aux défis de son développement », a déclaré M. Konan, lors d’un point de presse visant à expliquer l’évaluation de la Côte d’Ivoire en février à Addis-Abeba.

Il a expliqué que lors de la présentation du rapport de la Côte d’Ivoire au 28ème forum des chefs d’Etat et de gouvernement du MAEP, l’évaluateur indépendant a relevé que le pays a enregistré une performance remarquable en moins de sept an au plan économique, des progrès au niveau de l’accès à l’eau potable (81% de la population en 2017), à, l’électricité (82%), à l’éducation (104,6% taux brut et 91% taux net de scolarisation en 2016/2017).

« L’évaluation a mis en lumière les domaines dans lesquels la Côte d’Ivoire a fait mieux que les pays de l’OCDE en matière d’environnement des affaires ainsi que les domaines dans lesquels elle peut partager son expérience notamment en matière d’économie circulaire », a indiqué Bernard Konan.

Le président de la CN-MAEP, a relevé que la Côte d’Ivoire a enregistré une avancée remarquable au plan politique avec la libération des prisonniers post conflit et a réalisé un effort au niveau du dialogue politique. « Cependant le rapport a soulevé des défis au niveau du capital humain, de la réconciliation nationale, de la lutte contre la corruption et la mise à niveau des infrastructures », a-t-il fait remarquer.

Selon lui, « la mise en œuvre des recommandations formulées par le MAEP devrait permettre à la Côte d’Ivoire d’être championne en matière de gouvernance en Afrique et dans le monde et atteindre la frontière de nos possibilités en matière de développement ».

La Côte d’Ivoire a adhéré au MAEP en janvier 2015 et en est le 35e Etat partie. Créé en mars 2003, le MAEP a pour objectif d’amener les pays participants à adopter des lois, politiques, normes et pratiques conformes aux principes de la Déclaration sur la démocratie, la gouvernance politique, économique et des entreprises, pour promouvoir la stabilité politique, atteindre une forte croissance économique, réaliser un développement durable et accélérer l’intégration tant au niveau régional que continental.

(AIP)

gak/tm

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