Europe

L’ancienne ministre française Michèle Alliot-Marie mise en examen

L’eurodéputée et Michèle Alliot-Marie, a été mise en examen le 21 février pour “prise illégale d’intérêt”

Photo : AIP

Abidjan, 27 fév (AIP)- L’eurodéputée et ancienne ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, a été mise en examen le 21 février pour “prise illégale d’intérêt” dans une enquête portant sur des mouvements de fonds suspects à Saint-Jean-de-Luz (sud-ouest), a annoncé, mardi, le parquet de Nanterre (France).

La justice reproche à Michèle Alliot-Marie d’avoir participé en tant qu’élue municipale au vote d’une subvention à l’office de tourisme de Saint-Jean-de-Luz, qui finançait ensuite une association chargée de l’organisation du Festival des jeunes réalisateurs. Les sommes versées à cette association étaient de l’ordre de 25 000 euros par an (plus de 16 millions FCFA), entre 2009 et 2013, date de la disparition du festival.

L’enquête avait été ouverte en 2013, à l’époque où l’ex-ministre de droite était adjointe au maire de Saint-Jean-de-Luz, et portait notamment sur des mouvements de fonds suspects dans une association locale chargée de l’organisation d’un festival présidé par le père de Michèle Alliot-Marie, aujourd’hui décédé.

Les avocats de l’ancienne ministre, qui fut en charge des portefeuilles de la Défense, l’Intérieur, la Justice et les Affaires étrangères de 2002 à 2011, assurent pour leur part qu’elle n’a jamais participé au vote de ces subventions destinées au festival présidé par son père.

“Sa non-participation aux votes n’a pas été notée sur les procès-verbaux des conseils municipaux. On a versé à la procédure les attestations de cinq personnes affirmant qu’elle n’avait pas pris part aux votes. On est sur une irrégularité purement formelle, il n’y a aucun enrichissement personnel”, a déploré Me Christophe Ingrain, l’un des deux conseils de l’ancienne ministre qui ont assuré qu’ils allaient contester la mise en examen de leur cliente devant la cour d’appel.

(AIP)

tls/fmo

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