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Des enseignants de l’université de Bouaké réclament la libération de leurs collègues emprisonnés à Abidjan

Les enseignants de l’université Alassane Ouattara de Bouaké devant les autorités préfectorales de Bouaké

Photo : AIP

Bouaké, 23 fév (AIP)- Des enseignants de l’université Alassane Ouattara de Bouaké réclament la libération sans conditions de leurs collègues, Pr Johnson Kouassi Zamina, porte-parole de la Coordination des enseignants chercheurs de Côte d’Ivoire (CNEC) et Dr Dadé Joël, arrêtés et transférés à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA), depuis mardi, suite à un incident survenu à l’université Félix Houphouët-Boigny.

Les enseignants qui observent un arrêt de travail depuis quelques jours, se sont rendus en toge, vendredi, à la préfecture de Bouaké, pour remettre à l’autorité préfectorale leur motion dans laquelle ils affirment «condamner avec la dernière énergie» l’incarcération de leurs camarades et exigent leur «libération sans conditions ».

Dans cette motion lue par le président de la plateforme régionale de Gbêkê, par ailleurs secrétaire général local du Syndicat national de la recherche et de l’enseignement supérieur (SYNARES), Pr Ekoungoun Jean François, ils demandent également la levée de toutes les sanctions qu’ils qualifient «d’inappropriées et d’inopportunes» prises à l’encontre de leurs camarades de la Coordination des enseignants chercheurs de Côte d’Ivoire (CNEC).

Pr Ekoungoun et ses collègues considèrent l’emprisonnement de leurs camarades comme «une violation flagrante du droit syndical» et estiment cette situation «met en mal la trêve sociale, gage d’une paix durable».

A en croire ces universitaires, leurs collègues ont été arrêtés parce qu’ils lutteraient pour le rétablissement des droits des enseignants de l’université Félix Houphouët-Boigny de Cocody (Abidjan).

(AIP)

nbf/fmo

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