Botswana

Le pays veut légaliser la chasse aux animaux sauvages

La faune sauvage est très protégée au Botswana, ce qui a permis, outre la préservation des espèces

Photo : AIP

Abidjan, 22 fév (AIP)- Le Botswana a confirmé, jeudi, son intention de légaliser la chasse aux animaux sauvages sur son territoire, qui abrite la plus grande population africaine d’éléphants.

Le gouvernement avait chargé un comité de se prononcer sur la levée éventuelle de l’interdiction de la chasse, en vigueur depuis 2014. Dans son rapport rendu public jeudi, ce comité, présidé par le ministre du développement rural, Frans van der Westhuizen, « estime nécessaire de faire les recommandations suivantes, la levée de l’interdiction de la chasse et l’introduction de l’abattage régulier mais limité d’éléphants ».

Ces propositions doivent encore être débattues au sein du gouvernement avant d’être adoptées. « Si besoin est, nous donnerons l’occasion au Parlement d’en débattre, » a ajouté le président Mokgweetsi Masisi.

Le débat sur la légalisation de la chasse avait été lancé en 2018 après le départ du président Ian Khama, défenseur passionné de la faune sauvage de son pays. En 2014, il avait interdit la chasse commerciale aux éléphants et à d’autres animaux menacés.

Selon le rapport du comité, la légalisation de la chasse permettrait de « promouvoir la conservation des animaux, quand les communautés prennent conscience des revenus générés par les ressources de la faune, elles protègent la nature ».

Mais des défenseurs des animaux se sont immédiatement élevés contre cette mesure. « Quel désastre ! Le Botswana compte deux millions d’habitants et son économie dépend des diamants et du tourisme. La légalisation de la chasse pourrait faire des dégâts importants dans l’industrie touristique du Botswana. C’est fou », a estimé Dex Kotze, homme d’affaires très impliqué dans la défense de la cause animale.

Situé entre la Zambie et l’Afrique du Sud, le Botswana abrite la plus grande population africaine d’éléphants, évaluée à 135 000 animaux en 2015. La richesse de sa faune en a fait un sanctuaire très prisé des amateurs de safaris haut de gamme et l’un des moteurs du développement de son économie.

(AIP)

tls/fmo

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