Société

La société civile s’outille pour la lutte contre la traite des êtres humains

Les participants à l’atelier de SOS Exclusion sur la traite des êtres humains

Photo : AIP

Abidjan, 21 jan (AIP) – Des acteurs de la société civile prennent part du lundi au mardi, à une formation au siège de la Conférence épiscopale régionale de l’Afrique de l’Ouest (CEREAO) d’Abidjan-Cocody, afin de s’outiller pour une lutte plus efficace contre la traite des êtres humains.

«Ce renforcement de capacités des organisations de la société civile en faveur de la lutte contre la traite des êtres humains en Afrique a pour objectif général d’informer et d’inculquer aux participants les connaissances, le savoir-faire, le savoir être sur les risques liés à la traite », a indiqué le vice-président de l’ONG SOS Exclusion, Touré Moussa, organisateur de l’atelier.

Pour Mody N’diaye, l’un des formateurs, il y a encore trop de victimes et aucun pays n’échappe actuellement à la traite. « Renforcer les capacités aujourd’hui, c’est pour qu’on soit plus prompt à l’action », a-t-il souligné.

Le représentant du ministre de la Solidarité, de la Cohésion sociale et de la Lutte contre la pauvreté, Krah Modeste a salué cette initiative et a invité toutes les structures à œuvrer pour une meilleure collaboration afin de documenter les interventions, de développer une meilleure connaissance de l’ampleur du phénomène, de ses causes profondes et conséquences, de déterminer une meilleure application des stratégies et politiques de protection, de prévention et de répression.

« En dépit de tous ces efforts, les enjeux et les défis du phénomène sont nombreux et complexes. Il s’agit notamment d’éventuels liens avec les phénomènes de la migration illicite, du terrorisme djihadiste et d’autres activités criminelles qui prospèrent dans le terreau fertile de la criminalité transfrontalière organisée et dont les effets se ressentent de plus en plus dans plusieurs pays », a-t-relevé.

Cette formation s’inscrit dans le cadre du projet de Renforcement des capacités des ONG pour mieux lutter contre la traite des êtres humains en Afrique (RECOLTEHA), qui est aussi exécuté en Tunisie et au Sénégal.

(AIP)

ena/kam

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