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CSP et publicitaires divisés sur une opération de démantèlement de panneaux publicitaires « irréguliers» (Feature)

Un panneau publicitaire mis en demeure dans le cadre de l’opération de démantèlement des panneau irréguliers. Abidjan.

photo : AIP

Par Sosthène Assi

Abidjan, 15 jan (AIP) – Une opération de démantèlement de panneaux publicitaires « irréguliers» lancée dans le district d’Abidjan divise depuis quelques semaines le Conseil supérieur de la publicité (CSP) et des publicitaires.

Constat

Port-Bouet, 43e BIMA, des panneaux alignés sur la voie menant à l’aéroport affichent en rouge « pose interdite ». Le même constat est fait au Plateau à la place de la République, où plusieurs affiches sont estampillées « Pose interdite ». De même à l’entrée de Cocody en passant par Adjamé et Yopougon.

Interrogé par l’AIP, le directeur général du Conseil supérieur de la publicité, Dosso Mamadou, explique que cette opération s’inscrit dans le cadre de la politique de démantèlement des panneaux publicitaire illicites afin d’assainir le milieu des affiches dans le district d’Abidjan.

Cette activité de protection contre les publicités mensongères et du respect des cahiers des charges en cas de violation des lois régissant la publicité va durer six mois.

Au moins une vingtaine de régies publicitaires exerçant dans le district sont touchées par cette mesure disciplinaire, a-t-il souligné.

« La première phase de cette opération concerne les afficheurs de nouvelles poses qui exercent malgré les interdictions et la deuxième phase touche tous les afficheurs ayant des panneaux publicitaires qui ne respectent pas les textes de réglementation de la publicité ainsi que les dispositions relatifs aux affichages. Ces régies ont reçu chacun une mise en demeure pour information », a-t-il fait savoir.

Le ministre de la Communication et des Médias, Sidi Touré, a même effectué une visite sur le terrain pour se rendre compte du bon déroulement de ce projet.

Discussions en cours

De son côté, le président de la Chambre nationale des afficheurs de Côte d’ivoire (CAFCI), Coulibaly Mahama, a annoncé que des discussions sont en cours avec le régulateur, « pour que l’intérêt de tous ces afficheurs soit sauvegardé, et que ceux-ci soient associés à cette opération de lutte contre les panneaux publicitaires anarchiques ».

Philippe Landrieu, directeur général JC Decaux, l’une des régies publicitaires touchées juge pour sa part « arbitraire », la mise sous demeure de 12 de leurs encarts publicitaires à Cocody.

Il signale qu’une convention a été signée entre la mairie de Cocody et sa structure, respectant les lois publicitaires contenues dans les différents cahiers de charges.

« J’espère que le processus de discussion entamé est en bonne voie pour l’application pure et simple de la loi publicitaire contenue dans ces cahiers de charge », souhaite-t-il.

Une situation qui pour bien de publicitaires pourrait les mettre en difficulté vis-à-vis de leurs annonceurs, mais surtout pourrait avoir une incidence importante sur leurs chiffres d’affaires.

« Problématique ! »

Enseignant-Chercheur en droit de la publicité à l’Université Félix Houphouet Boigny, Koua Safo estime que par application effective de la loi sur la publicité en Côte d’ivoire, une publicité illégale peut être enlevée.

asga/tm

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