Politique

Recherché pour «divulgation de nouvelle fausse» le député Lobognon assure se présenter devant le Parquet

Le député ivoirien Alain Lobognon, recherché sur instruction du procureur de la République Richard Adou pour « divulgation de nouvelle fausse »

Photo : APA

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire)- Le député ivoirien Alain Lobognon, recherché sur instruction du procureur de la République Richard Adou pour « divulgation de nouvelle fausse » sur les réseaux sociaux, assure se présenter lui-même devant le Parquet, dans une note sur sa page Facebook.

« J’ai suivi M. Adou, procureur de la République qui dit avoir lancé un avis de recherche contre moi pour diffusion de fausse nouvelle et incitation à la haine. Je ne me déroberai point à une quelconque procédure », a dit vendredi M. Lobognon dans cette note sur sa page Facebook.

Il a promis se présenter lui-même devant la brigade de gendarmerie pour « prouver » qu’il n’est «nullement responsable des faits » qui lui sont reprochés, car « il s’agit de faire respecter la Constitution de Côte d’Ivoire », sans toutefois indiquer le jour où il se présentera.

« Je l’avais déjà dit, nous sommes tous des prisonniers en sursis, le procureur de la République vient de me donner raison. J’irai sans contraintes, les Ivoiriens doivent savoir que la défense de libertés citoyennes est un combat continu que j’ai débuté en 1994, je n’ai pas peur », a poursuivi l’ex-ministre ivoirien des sports.

Sur les réseaux sociaux, M. Lobognon avait publié que le parquet « avait émis un mandat d’arrêt contre M. Jacques Ehouo », inculpé jeudi pour les faits de détournement de deniers publics, faux et usage de faux et de blanchiment de capitaux par le juge d’instruction du 5è Cabinet.

Selon le procureur l’annonce d’émission d’un mandat d’arrêt contre M. Ehouo est une « fausse nouvelle, abondamment reprise par les internautes et plusieurs organes de presse en ligne, (qui) a créé l’émoi et engendré des manifestations, des sit-in et autres appels à la violence, jugulés par les forces de l’ordre ».

« J’ai donc, instruit la section de recherche de la gendarmerie nationale, à l’effet de rechercher l’intéressé, de l’appréhender et de le conduire devant mon parquet pour être poursuivi contre la procédure de flagrant délit des faits de divulgation de nouvelles fausses et d’incitation à la violence », a-t-il dit.

« Je l’ai écrit dans un communiqué, ça n’a pas suffi pour qu’un autre parlementaire indique sur sa page, publier du reste que le parquet aurait émis un mandat d’arrêt dont il ne rapporte même pas la preuve, c’est un cas de flagrance », a relevé M. Adou face aux caméras.

La Constitution stipule que « lorsqu’il y a un cas de flagrant délit, le député peut faire l’objet d’arrestation », a-t-il souligné, faisant remarquer que « sans l’autorisation du bureau de l’Assemblée nationale hors session, on ne pouvait pas arrêter ou appréhender un parlementaire ».

AP/ls/APA

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