Mines

Lutte contre l’orpaillage : Une mission interministérielle annoncée au Ghana en janvier 2019

Le ministre des mines et de la géologie, Jean Claude Kouassi

Photo : AIP

Abidjan, 27 déc (AIP)- Le ministre des Mines et de la Géologie, Jean-Claude Brou, a révélé mercredi, à Abidjan, l’envoi d’une mission interministérielle ivoirienne, à Accra, au Ghana, en janvier 2019, dans le cadre de la lutte contre l’orpaillage clandestin.

Il a donné l’information à l’occasion de la cérémonie de lancement des activités, de la Brigade de répressions des infractions au code minier (BRICM), à la Société de développement minier (SODEMI), dans la commune de Cocody.

Selon le ministre Jean-Claude Kouassi, cette mission au Ghana s’inscrit dans le cadre de la relance de la coopération avec les pays de la sous-région car chacun des pays membres de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est confronté à l’orpaillage clandestin.

Elle devra permettre de convenir de mesures concrètes de lutte contre l’orpaillage clandestin en amont de la Bia et de la Tanoé, conformément au mémorandum conclu par le Ghana et la Côte d’Ivoire, le 17 octobre 2017.

La réunion au sommet de Ghana fait partie des cinq mesures décidées par le gouvernement en vue de « réduire sensiblement, à brève échéance », l’orpaillage clandestin et ses effets nocifs sur la santé et la sécurité des populations, ainsi que sur notre environnement.

Les quatre autres mesures portent sur le « Projet de chantiers écoles » dans le secteur de la petite mine, la reprise de la délivrance des autorisations d’exploitation minière artisanale et semi-industrielle aux requérants remplissant les conditions prévues par la réglementation minière, la réactivation des Comités Techniques Locaux (CTL) pour éviter les recolonisations et enfin la définition, par décrets, de couloirs minéralisés à destination des opérateurs du secteur de la petite mine.

Une récente évaluation de l’orpaillage clandestin, menée sur le fléau au plan national, a permis de dénombrer, sur l’ensemble du territoire national, au moins 241 sites clandestins, pour une population d’orpailleurs évaluée à 23 400 individus.

Les champs, les fleuves, les lacs et autres cours d’eaux, les forêts classées et sacrées sont l’otage, depuis plusieurs années, de milliers de clandestins armés de pelleteuses, de motopompes et de treuils et qui déversent, à ciel ouvert, cyanure, mercure et autres produits chimiques nocifs, dans le seul but d‘étancher leur soif de pierres précieuses.

Les conséquences sont que cette exploitation sauvage sème désolation, désordre, banditisme et mort. Elle nuit aux exploitations minières légales, détruit l’environnement, menace la qualité de vie dans les villages et la vie même des parents, ainsi que l’avenir des enfants et petits-enfants.

(AIP)

fmo

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