Korhogo

90 mn de discussions « franches » et « ouvertes » entre les forces de sécurité et la population à Korhogo

Dr Kama Tapé Berenger, expert du secteur de la sécurité a animé les débats

Photo : AIP

Korhogo, 18 nov (AIP) – Quelque 300 civils et agents des forces républicaines de sécurité ont participé samedi, à Korhogo, à une séance d’échanges sur la manière d’établir des relations de confiance pour une meilleure efficacité des seconds, à l’initiative de la fondation Allemande Friedrich Ebert Stiftung.

En présence des autorités de la ville et de l’ambassadeur de l’Allemagne, Michael Grau, les deux parties ont échangé durant 90 mn environ, les populations civiles dénonçant ou accusant, les forces de sécurité expliquant ou se défendant, dans le cadre du « Dialogue civilo-militaire ».

Selon le président de la section Côte d’Ivoire du Réseau d’actions sur les armes légères en Afrique de l’Ouest (RESALAO-CI), Koffi Sylvère, qui a collaboré à l’organisation de la rencontre, l’objectif était de permettre aux forces de sécurité d’évaluer leur perception par la population civile et, à cette dernière, de dépasser la critique vaine pour proposer des solutions dans le sens de la protection dont elle souhaite bénéficier.

Les nouveaux défis sécuritaires qu’impose la menace terroriste, entre autres, obligent les forces républicaines en charge de la sécurité intérieure à orienter davantage leur méthodes d’action vers la prévention, a suggéré l’expert en sécurité, Kama Tapé Berenger, principal animateur des débats qui se voulaient francs et ouverts.

Selon lui, ce changement de méthode ne saurait s’opérer efficacement qu’avec la participation consciente et active de la population. Mais pour ce faire, il faut briser les barrières érigées par la méfiance, l’indifférence et surtout le manque de confiance des populations en ceux qui sont chargés par l’Etat de la rassurer.

(AIP)

kaem/ask

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