Diplomatie

Sommet de la francophonie : Macron appelle les participants à « réinventer » le concept

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« La Francophonie doit se redonner un mandat fort en faveur de notre langue », afin de promouvoir le français « dans les échanges »

Photo : AIP

Abidjan, 11 oct (AIP) – Le président français Emmanuel Macron ouvrant jeudi le XVIIe Sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), à Erevan, en Arménie a appelé les participants à « réinventer » la francophonie, qui n’est « pas un club convenu, un espace fatigué mais un lieu de reconquête » des valeurs comme les droits de l’homme.

S’adressant à une quarantaine de dirigeants, le président français a souligné les reproches parfois faits à une Francophonie « trop institutionnelle ».

« La Francophonie doit se redonner un mandat fort en faveur de notre langue », a-t-il estimé, en particulier en promouvant le français « dans les échanges » et les institutions internationales comme l’ONU ou l’Union européenne.

Il a souhaité une révision de la Charte de la Francophonie, pour se pencher sur les modalités d’adhésion à l’OIF. La rencontre qui se tient sur deux jours a pour thème « Vivre ensemble ».

Au cours de ces assises, les membres de l’OIF vont statuer sur les demandes d’adhésion de la Gambie, l’Irlande, Malte et La Louisiane qui souhaiteraient rejoindre le groupe des pays partageant le français. Les Emirats arabes unis (EAU), la Serbie et le Kosovo, actuellement membres observateurs, demandent quant eux à devenir membres associés.

Le Sommet devra également approuver des documents préparés lors de la Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF) qui s’est tenue lundi et mardi. Les chefs d’Etat discuteront de la Déclaration d’Erevan à adopter mais aussi d’une « Stratégie pour la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes, des droits de l’autonomisation des femmes et des filles et d’un Appel francophone pour le vivre ensemble ».

L’événement se terminera vendredi avec la nomination d’un nouveau secrétaire général de l’organisation, qui se décide traditionnellement par consensus. La candidature de la Rwandaise Louise Mushikiwabo, soutenue notamment par l’Union africaine (UA), la France mais aussi la Fédération Wallonie-Bruxelles se dégage.

Le Canada et le Québec ont retiré mardi leur soutien à la secrétaire générale sortante, la Canadienne Michaëlle Jean.

(AIP)

kam

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