Environnement

Une ONG dénonce l’accroissement du commerce illégal d’espèces protégées

« Le crime portant sur les espèces sauvages n’est pas celui de fermiers pauvres avec des fusils rouillés tirant sur des éléphants et des rhinocéros », a souligné Sabri Zain

Photo : AIP

Abidjan, 31 août (AIP)- L’ONG « Traffic » dénonce un accroissement ces 10 dernières années années du commerce illégal d’espèces protégées, rapporte une note d’information transmise, jeudi, à l’AIP.

Dans un rapport publié, en mars 2018, l’ONG indique que 1,3 million d’espèces protégées vivantes font l’objet d’exportation illégale vers les marchés asiatique. Près de 100.000 perroquets ont été récemment arrachés aux forêts gabonaises pour être envoyés en Asie, selon Traffic.

Des peaux de lions et panthères et les écailles de pangolins tués constituent la principale source de richesse des trafiquants. Plus d’un million et demi de peaux de panthère, python et crocodile et 2.000 tonnes de viandes ont été exportés d’Afrique vers l’Asie. Les exportations de peaux de pythons royaux et de tortues sont passées de plus de 8000 en 2006 à 78 000 en 2015, selon le rapport.

Le commerce illégal d’espèces protégées est estimé à 15 milliards de dollars en 2013, soit 7.500 milliards de francs CFA, selon le WWF, une organisation internationale pour la conservation de la nature, faisant ainsi du trafic d’espèces protégées, l’un des commerces les plus lucratifs au monde.

WWF dénonce également des facteurs secondaires tels les traditions culturelles et la passion de déplacer les espèces exotiques vers d’autres contrées.

« Le crime portant sur les espèces sauvages n’est pas celui de fermiers pauvres avec des fusils rouillés tirant sur des éléphants et des rhinocéros. Il est le fait de bandes très organisées, lourdement armées, bénéficiant de systèmes GPS et de bons moyens de transport ». a souligné Sabri Zain, directeur politique de Traffic.

(AIP)

bsb/fmo

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