Société

La Côte d’Ivoire se prépare à sa troisième évaluation de l’examen périodique universel

Photo : AIP

Abidjan, 16 août (AIP)- En prélude au troisième passage de la Côte d’Ivoire à l’Examen périodique universel (EPU) en avril-mai 2019, à Genève, la commission nationale des Droits de l’Homme (CNDHCI) a initié jeudi, à Abidjan, un atelier de renforcement des capacités et de préparation des soumissions de rapport des parties prenantes au conseil des droits de l’homme des Nations Unies.

Son vice-président, Traoré Wodjo Fini, a indiqué que cet atelier qui va s’étendre sur deux jours, est une première étape du processus visant à préparer la participation des parties prenantes ivoiriennes.

Poursuivant, il a expliqué qu’à l’occasion de l’examen périodique universel, des institutions nationales des droits de l’homme et les organisations de la société civile peuvent soumettre un rapport qui sera une des bases du dialogue interactif de la session du groupe de travail EPU du conseil des droits de l’homme. « La Côte d’Ivoire ne restera pas en marge de cette initiative », a-t-il assuré.

La secrétaire d’Etat auprès du Garde des sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, chargée des droits de l’homme, Aimée Zébéyoux, procédant à l’ouverture de l’atelier, a salué l’engagement de la société civile à œuvrer au respect par la Côte d’Ivoire, de ses engagements internationaux pour les des droits de l’homme.

« La communauté internationale attache du prix à la valorisation des droits de l’homme et la Côte d’Ivoire adhère à ce principe fondamental. L’EPU est un pertinent mécanisme chargé de veiller au respect des droits de l’homme des pays membres et le gouvernement s’associe pleinement à cette activité », a-t-elle déclaré.

Elle s’est félicitée de l’appui, technique et financier de l’organisation internationale non gouvernementale UPR Info, dont la directrice exécutive, Mona Mbikay a salué le dynamisme de la société civile à promouvoir le respect des droits de l’homme en Côte d’Ivoire.

La Côte d’Ivoire a été examinée pour la première fois au mois de décembre 2009. Quarante huit Etats ont formulé 147 recommandations dont 108 ont été acceptées par le gouvernement portant sur les thématiques des droits de l’enfant (29% des recommandations), les droits des femmes (19%), instruments internationaux (16%), justice (14% et éducation et formation aux droits de l’homme (10%).

Au cours du second cycle d’évaluation le 29 avril 2014, ce sont 77 Etats qui ont formulé 198 recommandations à la Côte d‘Ivoire. Le gouvernement en a accepté 191, note-t-on.

(AIP)

gak/fmo

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