Société

Des agents de la police universitaire en quête d’un statut d’agent de l’Etat

« Nous réclamons notre véritable statut parce que nous sommes censés être agents de l’Etat »

Photo : AIP

Bouaké, 13 août (AIP)-Des agents de la police universitaire revendiquent un meilleur statut, en l’occurrence celui d’un agent de l’Etat, conformément à des promesses que l’on leur aurait faites au moment de leur recrutement.

Ces agents qui observent un arrêt de travail avec service minimum depuis le 4 juillet, se sont revendus, lundi, à la préfecture, où ils ont exposé leurs doléances à l’ex-secrétaire général, nommé nouvellement préfet de Tiapoum, Koné Vakaba.

Les agents de la police universitaire ne sont pas payés sur le budget de l’université ni sur celui du centre régional des œuvres universitaires (CROU) mais dépendent de la Société d’infrastructure moderne pour le développement de la Côte d’Ivoire (SIMDCI). Depuis mars 2013, le gouvernement ivoirien a concédé la prestation de service de sécurité dans les universités publiques à cette société.

Titulaires du baccalauréat ou plus, ces agents, recrutés depuis près de cinq ans, reprochent à leur employeur de ne leur avoir pas jusque-là présenté un statut clairement défini avec un profil de carrière bien précis.

Les agents de la police universitaire perçoivent 100.000F sans bulletin de solde, sans sursalaire, sans gratification, sans primes d’assiduité, d’ancienneté et ne sont pas déclarés à la Caisse nationale de la prévoyance sociale (CNPS). Ce traitement n’est pas régulier.

«Nous réclamons notre véritable statut parce que nous sommes censés être agents de l’Etat», a déclaré le porte-parole national des agents de la police universitaire, Diézon Koumondé Dezhat, qui demande une formalisation de leur situation.

«Actuellement ce que nous pouvons faire, c’est de rendre compte aux plus hautes autorités de l’Etat. Votre serviteur n’a pas la solution de tous vos problèmes mais nous allons nous référer à nos supérieurs hiérarchiques.», leur a promis le préfet Koné Vakaba.

A l’issue d’une séance de travail antérieure qu’il avait eue avec eux, il était question que les responsables de la police universitaire se rendent à Bouaké pour une rencontre d’échanges en vue de trouver des solutions au problème posé par les agents. M. Koné déplore l’absence de ces dirigeants à ce rendez-vous.

Il a appelé séance tenante le secrétaire d’Etat en charge du service civique, Issiaka Ouatara, qu’il avait auparavant saisi du problème. Ce dernier a promis de recevoir les agents grévistes en audience. Sur instruction de l’administrateur civil, ils ont obtenus une audience avec la directrice régionale de la jeunesse et du service civique, en vue de préparer la rencontre avec le secrétaire d’Etat en charge du service civique qui veut apporter sa contribution à la résolution de leur problème.

Quelques 600 agents dont 143 pour l’université Alassane Ouattara ont été déployés pour assurer la sécurité des biens et des personnes sur les campus et cités universitaires publics depuis cinq ans.

(AIP)

nbf/fmo

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