Gagnoa

Amnistie de 800 détenus : le député de Ouragahio salue le « génie politique » de Ouattara

« C’est le génie de Ouattara qui a parlé », selon M. Djohoré, député issu du Rassemblement des républicains

Photo : AIP

Gagnoa, 08 août (AIP)- L’ordonnance d’amnistie prise par le chef de l’Etat pour libérer 800 détenus de la crise postélectorale, a été saluée comme un acte de « génie politique », par Abel Djohoré, député de la circonscription de Ouragahio-Bayota-Yopohué-Dahiépa-Kéhi, mardi lors d’un point presse à Grand Bassi (15 km de Gagnoa).

« C’est le génie de Ouattara qui a parlé », a confié à l’AIP, M. Djohoré, député issu du Rassemblement des républicains (RDR, présidentiel), commentant cette décision du président de la République.

« Le génie politique se définit comme un acte pris et qui soulage la population, alors que tous ne voyaient pas d’issue, et pensaient que l’on s’en allait vers l’abîme », a insisté le député, se disant révolté par le fait que la libération de ces détenus était devenu un « fonds de commerce » pour des politiques.

Le président ivoirien, Alassane Ouattara, a annoncé, lundi dans son adresse à la Nation dans le cadre du 58ème anniversaire de l’Indépendance de la Côte d’Ivoire, qu’il accordait l’amnistie à 800 personnes accusées, inculpées ou condamnées pour des crimes liés à la crise de 2010-11.

Parmi ces personnes, se trouvent l’ex-Première Dame Simone Gbagbo, épouse de l’ex-Président Laurent Gbagbo, lui-même détenu à la Cour pénal internationale où il est poursuivi pour divers crimes contre l’humanité commis durant la même crise, née de son refus de céder le pouvoir à son challenger Alassane Ouattara à la suite de l’élection présidentielle de novembre 2010.

Ces violences ont fait au moins 3 000 morts et plus de 150 femmes violées.

(AIP)

dd/tm

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