Société

L’Unesco veut faire connaître le projet O3 et l’ECS aux parties prenantes

Photo : AIP

Abidjan, 31 juil (AIP)- Le bureau de l’Unesco à Abidjan, veut faire connaitre aux parties prenantes, le projet O3, « Our Lives, Our Rights, Our Future » et l’éducation complète à la sexualité (ECS), a affirmé mardi, son administrateur national du programme Education, Anoma Gervais, à l’ouverture d’un atelier à cet effet.

Anoma, représentant le représentant résident de l’Unesco en Côte d‘Ivoire, Yao Ido, a expliqué qu’en Côte d’Ivoire, le projet est appuyé des partenaires directs du système des Nations Unies, notamment l’ONU sida, l’UNICEF, l’UNFPA et Onu Femme. « Ensemble avec les institutions nationales, les ONG et la société civile, nous allons présenter le projet de nouveau aux absents et faire un point des activités menées et voir les prochaines étapes pour un plan d’action », a-t-il indiqué.

L’administrateur du programme éducation, santé bien-être de l’Unesco, responsable du projet O3, Mme Aïdara née Téné Natogoma, a indiqué que le projet O3 défini en français, « nos vies, nos droits, notre avenir », est un processus d’apprentissage, qui permet de donner des informations sur la vie, sur la sexualité des apprenants depuis les petites classes jusqu’à l’université.

« Quand je parle de sexualité, je veux parler de vie, il s’agit de lui dire comment son corps évolue, car, quand on n’a pas toujours la possibilité d’avoir les bonnes informations, généralement on se dirige vers des personnes qui nous donnent des informations fausses et les conséquences, ce sont les grossesses précoces, le VIH et finalement cela nous emmène à ne plus aller à l’école surtout quand on est fille », a-t-elle expliqué.

Elle a souligné que dans la mise en ouvre du projet O3 et surtout l’ECS, de concert avec le gouvernement, une coordination nationale a été mise en place. « Il s’agit de faire en sorte de fédérer les efforts et ensemble chacun, selon son secteur, arriver à mener des actions qui vont réellement conduire à la réduction du nombre de grossesses, du taux de VIH, d’IST, faire en sorte que les élèves puissent rester le plus longtemps possible à l’école », a-t-elle indiqué.

Le représentant du ministère de l’Education nationale, Coulibaly Fatogoma, a salué ce projet. Il a relevé qu’en 2017, 4125 cas de grossesses en milieu scolaire ont été enregistrés. « Grâce à l’Unesco, le ministère va disposer d’outil performant pour lutter contre ce fléau qui gangrène l’éducation de nos enfants », s’est-t-il félicité.

Le projet lancé en avril 2018, explique-t-on, s’étend jusqu’en 2022.

(AIP)

gak/fmo

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