Agriculture

Focus sur la FIKA-CI, une association pour la relance du secteur de la karité

Photo : AIP

Bouna, 31 juil (AIP) -La Filière karité de Côte d’Ivoire (FIKA-CI) a été créée le 12 mai 2012, à Abidjan et a pour unique ambition de permettre à ses membres d’avoir de meilleures conditions de vie en donnant au pays une place de choix sur la carte mondiale du karité.

Conscients du déficit d’organisation de la filière, des acteurs ivoiriens du karité ont décidé de professionnaliser ce secteur agro-forestier. Ils ont, au travers de la FIKA-CI, pour objectif de valoriser le travail des femmes productrices, premier maillon de la chaine par l’accroissement de leurs revenus en vue d’une véritable autonomisation de celles-ci.

C’est donc pour parvenir à leur autonomisation que la FIKA-CI a entrepris de répondre à l’appel à proposition d’ONU Femmes, relativement à assurer les services de renforcement des capacités techniques et fonctionnelles des organisations de la filière et leur accompagnement à la certification et à la conquête du marché national et international.

Son partenariat, avec ONU Femmes, s’inscrit dans la politique gouvernementale de transformation des produits agricoles locaux pour faire bénéficier aux femmes du secteur karité, la valeur ajoutée de la ressource se développant dans l’écosystème Nord ivoirien.

En juillet 2015, avec l’appui technique et financier du Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricole (FIRCA) et l’accompagnement technique de l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER), un rapport sur l’état des lieux et l’analyse du circuit de commercialisation de la filière karité en Côte d’Ivoire a été réalisé.

L’activité est exercée très majoritairement par les femmes (97%) qui, pour la plupart, ne sont pas alphabétisées (87%). La FIKA-CI a identifié plus 20 000 femmes, principalement en milieu rural qui exerceraient dans le secteur.

L’étude de la rentabilité des coopératives enquêtées permet de conclure que la filière karité crée de la valeur ajoutée quoiqu’elle reste peu significative, en comparaison avec d’autres filières comme le coton et l’anacarde dont les cultures sont très répandues dans la zone.

En 2018, le ministère de la Femme, de la Protection de l’Enfant et de la Solidarité, appuyé par lONU Femmes, entend soutenir les ambitions de la FIKA-CI au service des femmes de la filière karité et en lien avec le démarrage effectif du programme AGRIFED.

Cet appui vise d’une part à soutenir la structuration et à mettre en oeuvre une véritable chaîne de valeur dans la filière, à travers un accompagnement au renforcement des capacités techniques et fonctionnelles des organisations de la filière.

D’autre part, il s’agira d’accroître les opportunités économiques et le revenu des femmes de la filière, à travers l’accompagnement à la certification et à la conquête du marché national et international.

Les femmes du département de Doropo, dans la région du Bounkani (Nord-Est) avaient bénéficié d’une formation dans ce sens, rappelle-t-on.

(AIP)

on/fmo

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