Afrique

La FAO appelle à agir vite pour empêcher les crises de se transformer en urgences humanitaires Kenya, Somalie et en Ethiopie

Photo : AIP

Abidjan, 26 juil (AIP) – L’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) appelle à agir vite pour empêcher les crises de se transformer en urgences humanitaires Kenya, Somalie et en Ethiopie.

Selon un nouveau rapport publié jeudi par la FAO, intervenir de manière précoce dans les pays appelés à être frappés par des catastrophes naturelles peut permettre d’empêcher les crises de se transformer en des urgences humanitaires ou encore d’atténuer leurs impacts.

Pour chaque dollar dépensé par la FAO dans des interventions précoces d’aide au bétail au Kenya, en Somalie et en Ethiopie début 2017, alors que les éleveurs se préparaient à une autre sécheresse, chaque famille a vu ses bénéfices augmenter de neuf dollars. En effet, avec de moins en moins de décès dus à la faim et aux maladies au sein du bétail, les éleveurs ont réussi à produire trois fois plus de lait.

Les éleveurs sont maintenant en mesure de mieux protéger leur avenir car perdre leurs animaux reviendrait à perdre leurs moyens d’existence, cela engendrerait une cercle dangereux de pauvreté et une dépendance à l’aide d’urgence, par ailleurs beaucoup plus coûteuse.

Dans la Corne de l’Afrique, le temps est devenu de plus en plus imprévisible. Les sécheresses se suivent, privant les communautés pauvres de leurs biens et les rendant encore plus vulnérables. D’un point de vue mondial, les catastrophes naturelles surviennent presque cinq fois plus qu’il y a 40 ans.

« Investir dans des interventions précoces n’est pas seulement humain et intelligent, c’est aussi rentable. Protéger les moyens d’existence avant les catastrophes implique une meilleure autonomie et une meilleure résilience face aux futurs chocs et moins de pression sur des ressources humanitaires », a déclaré M. Dominique Burgeon, Directeur de la Division urgences et réhabilitation de la FAO et du Programme stratégique sur la résilience.

« Il est possible et surtout crucial d’agir tôt, il s’agit également de faire les choses de manière responsable. Il est de plus en plus évident que plus tôt nous répondons, plus nous améliorerons la capacité des communautés à résister », a ajouté M. Burgeon.

Plus tôt dans l’année 2017, lors de l’absence de pluie, la FAO s’est rapidement organisée pour apporter son aide à des milliers d’éleveurs qui comptaient parmi les plus menacés.

Les interventions précoces de la FAO se sont focalisées sur la distribution d’urgence de nourriture pour les animaux reproducteurs clés, la fourniture de services vétérinaires pour garder les animaux sains et en bonne santé, la réhabilitation des points d’eaux et l’installation de réservoirs d’eau et l’organisation de formations sur les meilleures pratiques liées au bétail et à la gestion des marchés de bétail par des membres du gouvernement.

La FAO a aidé les éleveurs vivant dans la Corne de l’Afrique à protéger leurs troupeaux reproducteurs, qui ont à leur tour permis de garder leurs enfants en bonne santé et de payer leurs frais scolaires, soit un investissement important pour leur avenir, selon un communiqué publié jeudi par l’Organisation de la presse africaine (APO).

(AIP)

cmas

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