Santé

Des acteurs de la lutte contre les faux médicaments renforcent leurs capacités

Photo : AIP

Grand-Bassam, 24 juil (AIP) – Des structures engagées dans la lutte contre le marché illicite et les médicaments de qualité inférieure et falsifiés renforcent leurs capacités d’intervention, dans le cadre d’un atelier ouvert, lundi, à Grand-Bassam.

Regroupées au sein d’une plateforme de collaboration dédiée à la lutte contre ce fléau, ces structures, dont des départements ministériels, sont engagées sur le projet MEDTIC, développement de nouvelles technologies pour la surveillance du marché et la lutte contre les médicaments de qualité inférieure et falsifiés, porté par la Nouvelle Pharmacie de la Santé Publique (Nouvelle PSP-CI).

Au-delà du volet renforcement des capacités de réaction de ces différentes entités, l’atelier, prévu pour prendre fin vendredi, vise à élaborer un cadre logique d’intervention pour la période 2018-2020, à concevoir un plan d’action 2018 et à définir une stratégie de mobilisation des ressources.

La vision globale est de réduire l’incidence des faux médicaments et leurs conséquences désastreuses sur les populations.

La dernière décennie, a vu le marché illicite et la part des médicaments de qualité inférieure et falsifiés, prendre de l’ampleur en Côte d’Ivoire, signale-ton. En 2017, les différentes structures impliquées dans la lutte et regroupées au sein d’une plateforme de collaboration ont saisi quelque 345 tonnes de faux médicaments.

Malgré la sensibilisation sur les dangers (échec thérapeutique, apparition d’une résistance, augmentation la morbidité et la mortalité) de ces médicaments notamment ceux vendus dans les rues, une partie de la population a toujours recours à ces produits.

Le projet MEDTIC conçu en 2016 par un consortium réunissant la Nouvelle Pharmacie de la Santé Publique (Nouvelle PSP CI), la Direction de la Pharmacie, du Médicament et des Laboratoires (DPML), le Laboratoire National de Santé Publique (LNSP) et le Programme National de Développement de l’Activité Pharmaceutique (PNDAP), de Côte d’Ivoire, intègre les instruments de lutte déployés par les autorités ivoiriennes.

Le projet, dans le cadre duquel est organisée la session de formation à Grand-Bassam, a pour ambition de mettre en avant l’innovation numérique au profit du bon usage des médicaments essentiels tels que les antipaludiques, les antirétroviraux ou les antituberculeux en Côte d’Ivoire.

L’objectif général du projet est de contribuer au renforcement du cadre juridique, fonctionnel et organisationnel, du système national pharmaceutique, pour garantir la disponibilité et l’accessibilité à des médicaments essentiels notamment les antipaludiques, les antituberculeux et les antirétroviraux, sûrs, efficaces et de qualité.

(AIP)

ko/kg/fmo

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