Bouaké

Des agents de la police universitaire revendiquent un meilleur traitement

Les agents de la police universitaire de Bouaké dans la cour des locaux provisoires de la préfecture

Photo : AIP

Bouaké, 04 juil (AIP)-Des agents de la police universitaire observent un arrêt de travail de sept jours pour revendiquer un meilleur traitement salarial et un statut bien défini.

Les grévistes se sont rendus à la préfecture de Bouaké, mercredi, pour exposer leurs doléances aux autorités préfectorales, après avoir déserté leurs différents postes.

En lieu et place de ‘’la prime de transport’’ qu’ils perçoivent, ils demandent ‘’un salaire normal’’ payé avec un bulletin qui comprendrait notamment, le salaire de base, un sursalaire, la gratification, des primes d’assiduité, d’ancienneté, de salissures et une allocation familiale.

Ils veulent aussi que leur employeur les déclare tous à la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) et que les arriérées de cotisation afférentes à la régularisation de leur situation soient versées à cette structure.

Les agents de la police universitaire ne sont pas payés sur le budget de l’université, ni sur celui du centre régional des œuvres universitaires (CROU) mais dépendent de la Société d’infrastructure moderne pour le développement de la Côte d’Ivoire (SIMDCI).

Depuis mars 2013, le gouvernement ivoirien a concédé la prestation de service de sécurité dans les universités publiques à cette société.

Recruté avec le baccalauréat, ces agents veulent avoir un statut clairement défini avec un profil de carrière bien précis.

Jointe par téléphone, le directeur général adjoint et directeur des opérations de la police universitaire, Yéo Namitin Amédée, a promis que la direction régirait incessamment à travers une déclaration.

Lors de la présentation officielle de la police universitaire à Bouaké, en janvier 2014, Yéo avait exhorté les agents à faire preuve d’adaptation tout en consolidant les acquis, afin de pouvoir continuer à répondre aux attentes du monde universitaire’.

Des centaines d’agents dont 150 pour l’université Alassane Ouattara ont été déployés pour assurer la sécurité des biens et des personnes sur les campus et cités universitaires publics depuis cinq ans.

(AIP)

nbf/fmo

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