Séguéla

La case sacrée de Massalla ravagée par un incendie

Sur les ruines de la case partie en fumée

Photo : AIP

Séguéla, 19 juin (AIP) – La case sacrée de la localité de Massalla, à 28 km de Séguéla (Nord-Ouest, région du Worodougou) a été incendiée dans la nuit de jeudi à vendredi, pour la cinquième fois, par des individus non encore identifiés.

« C’est la cinquième fois de suite, depuis quelques années, que des gens viennent la nuit pour brûler la case léguée par nos ancêtres », a déclaré samedi le gardien du site, Traoré Djoua, entouré de certains patriarches, tous la mine déconfite. Il a ajouté que, en citant des indiscrétions, que les auteurs de l’acte voudraient ainsi les amener à mettre un terme à cette pratique qu’ils estiment être du fétichisme.

La case, située en plein centre-ville, a été totalement consumée par les flammes, a constaté l’AIP sur place.

Selon le chef du village, Traoré Mazi, c’est la carte d’identité de Massalla que des personnes tentent de faire disparaître. « Tous nos ancêtres se reconnaissaient dans cette case », a-t-il ajouté, entouré du chef de terre, Traoré Mékongui, et du représentant du chef de canton.

Pour manifester leur mécontentement, les adeptes d’une danse sacrée interdite à la gent féminine, ont paradé sur la place publique mitoyenne, pendant un long moment.

« Puisque ça fait partie du patrimoine culturel de la commune, on est en train de voir comment la réhabiliter et la sécuriser en même temps », s’est prononcé le deuxième adjoint au maire, Traoré Vassouleymane, sous le regard approbateur du maire Traoré Karamoko.

Selon des archives de la période coloniale, la case sacrée de Massalla daterait du 17ème siècle.

(AIP)

Kkp/kp

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