Séguéla

Des ONG de Séguéla formées au monitoring et aux investigations en matière des droits de l’homme

Une vue des participants lors de l’atelier

Photo : AIP

Séguéla, 11 juin (AIP) – Une vingtaine de responsables d’organisations non gouvernementales (ONG) intervenant dans le secteur des droits de l’homme ont été formés au monitoring et aux techniques d’investigation en matière de droits de l’homme à Séguéla, à l’occasion d’un atelier organisé en marge de la cérémonie d’e lancement du forum régional des droits de l’homme dans le Worodougou.

« Il faut respecter son mandat, être objectif, impartial et comprendre la société dans laquelle on fait le monitoring, sans oublier la confidentialité, la recherche de la consultation, le respect des victimes et des autorités », a recommandé l’expert de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDHCI), Méité Bouaké, lors de cet atelier tenu vendredi dans les locaux de la commission régionale des droits de l’homme.

Il a révélé que les normes et règles relatives aux droits de l’homme sont puisées dans deux sources internationales principales que sont le droit international coutumier, établi par la pratique courante et régulière des Etats et appliqué par un sentiment d’obligation juridique, et le droit des traités qui comprend les normes relatives aux droits de l’homme telles que consignées dans un grand nombre d’accords internationaux (traités, pactes, chartes, protocoles ou déclarations).

Action de collecte, de vérification et d’utilisation d’informations en vue de résoudre des cas de violation des droits de l’homme, le monitoring permet de réunir des informations sur des incidents, d’observer des événements, de visiter des lieux de détention ou des camps de réfugiés, de s’entretenir avec les autorités gouvernementales afin d’obtenir des informations, de parvenir à des solutions et d’assurer tout autre suivi immédiat.

Quant aux investigations, elles sont le fait d’établir des cas de violations des droits de l’homme, de découvrir l’identité des auteurs et des parties responsables, et de présenter des informations aux autorités compétentes pour qu’elles prennent les mesures qui s’imposent.

Garanties juridiques universelles qui protègent les individus et les groupes sociaux contre tous actes des gouvernements portant atteinte à leurs libertés fondamentales et à leur dignité, les droits de l’homme sont reconnus à tous les êtres humains, surtout ceux dits intangibles qui sont le droit à la vie, le droit de ne pas être soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, le droit aux libertés de pensée, de conscience et de religion, le droit de ne pas être emprisonné pour une dette contractuelle, le droit à la non rétroactivité de la loi pénale et le droit à la reconnaissance de la personnalité juridique.

Selon le président de la commission régionale des droits de l’homme, Diomandé Kessé Edouard, au terme des investigations, la région du Worodougou est caractérisée par les viols commis la plupart du temps par un membre de la famille, les violences conjugales et les conflits fonciers qui sont de plus en plus courants au fil des ans.

Les généralités sur les droits de l’homme et le mandat de protection de la commission centrale et de ses commissions régionales ont été également dispensés aux responsables d’ONG lors de cet atelier qui a précédé le lancement officiel du forum régional des droits de l’homme à Séguéla.

(AIP)

Kkp/kp

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