Yamoussoukro D.A.

Le ministre ivoirien de la Culture rêve de voir Yamoussoukro inscrit au patrimoine culturel mondial

Le ministre Maurice Kouakou Bandaman pour l’inscription de la ville de Yamoussoukro au patrimoine mondial de l’UNESCO

Photo : AIP

Yamoussoukro, 26 mai (AIP) – Le ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie, Maurice Kouakou Bandaman, a émis vendredi le vœu de voir inscrire la ville de Yamoussoukro sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO afin qu’elle continue de jouer son rôle de paix en Côte d’Ivoire et dans le monde.

« Je rêve de voir Yamoussoukro comme Rabat, un jour inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO », a souhaité le ministre de la Culture et de la Francophonie lors d’un atelier de révision de la liste indicative de la Côte d’Ivoire dans le cadre de la protection du patrimoine mondial.

La ville de Yamoussoukro a été écrite, signée et bâtie pour servir la paix et tous les ouvrages que Houphouët-Boigny a construits ici sont tous destinés à la paix et ont vocation à traverser le temps, a rappelé Maurice Bandaman.

« Nous devons y travailler, (…) décrire la portée culturelle et la part si forte que Yamoussoukro apporte aux Ivoiriens et voir Yamoussoukro comme Grand-Bassam sur la liste du patrimoine de l’UNESCO pour continuer à servir la paix et continuer à propager la grande pensée humaniste de Félix Houphouët-Boigny » , a exhorté le ministre.

Maurice Bandaman a invité tous les acteurs à parcourir toutes les régions du pays pour identifier et renseigner des nouveaux sites, biens culturels et naturels, pour enrichir la présence de la Côte d’Ivoire sur la liste prestigieuse de l’UNESCO.

Selon la dernière session du patrimoine mondial de 2017, les listes indicatives étaient composées de 1706 sites répartis sur 177 pays parties, dont 59 biens proviennent de 30 Etat parties africains. La liste indicative de la Côte d’Ivoire comprend trois biens, soit un site naturel, le parc national des îles Ehotilés, un site culturel, les mosquées de styles soudanais du nord ivoirien et un site mixte, le parc archéologique d’Ahouakro.

L’atelier de révision de la liste indicative de Côte d’Ivoire pour la mise en œuvre de la convention 1972 concernant la protection du patrimoine culturel et naturel est initié par les bureaux UNESCO d’Abuja et d’Abidjan en collaboration avec le ministère de la Culture et de la Francophonie.

Il a permis de répertorier et de documenter huit nouveaux biens cultuels et naturels les plus significatifs de Côte d’Ivoire. Il s’agit de cinq sites culturels à savoir la route de l’esclave, les ruines de la zone de Tehini, l’itinéraire de Samory Touré, la route de l’indépendance, les sites de tumili pierriers de Fanfala. De deux sites naturels, le parc national du Mont Sangbé et le parc national du Banco. Et un site mixte, Ehotilé.

Tous ces biens viennent compléter les deux biens déjà répertoriés en 2015 que sont le complexe métallurgique en série de la zone nord et le parc national d’Azagny, et enrichir la liste indicative déjà existant de Côte d’Ivoire.
(AIP)
nam/cmas

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