Politique

Après le maintien en prison de son Porte-parole, EDS dénonce une ‘’instrumentalisation’’ de la justice ivoirienne

EDS, selon Georges Armand Ouégnin réitère ‘’ses revendications relatives à la réforme de la CEI et la création des conditions pour des élections justes, transparentes et démocratiques en Côte d’Ivoire’’.

Photo : APA

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire)- Le maintien en détention Jean Gervais Tchéidé, Porte-parole de la Plateforme politique Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté (EDS, opposition, proche de Laurent Gbagbo) a fait réagir le mouvement qui ‘’s’insurge contre cette honteuse instrumentalisation de l’appareil judiciaire’’, dénonce un communiqué, transmis, mardi à APA.

Selon le Pr Georges Armand Ouégnin, Président d’EDS, signataire du communiqué, Jean Gervais Tchéidé croupit encore en prison après y avoir passé 15 jours, couvrant largement la peine de ‘’12 jours’’ que lui a infligé la justice en compagnie de 17 autres prévenus pour des faits de ‘’trouble à l’ordre public, actes de nature à entrainer des troubles et à jeter du discrédit sur l’autorité de l’Etat’’ suite à la marche avortée du 22 mars.

Mais contre toute attente, explique Pr Ouégnin, les 17 autres personnes ont été mises en liberté, à l’exception de M. Tchéidé Jean Gervais au motif qu’il est sous ‘’le coup d’un mandat d’arrêt servi depuis le 11 mars 2013 et dont le scellé aurait été levé le jour du procès en procédure de flagrant délit (ndlr : vendredi 6 avril)’’.

‘’Ensemble pour la Démocratie et la souveraineté s’insurge contre cette honteuse instrumentalisation de l’appareil judiciaire pour écarter de la scène politique un opposant qu’on trouve gênant’’, dénonce Pr Georges Armand Ouégnin.

‘’L’émission de ce mandat serait motivée par les chefs d’accusation de génocide, de pillage, de financement de bandes armées, d’atteinte à la sureté de l’Etat et de viols’’, rapporte-t-il.

La Plateforme condamne sans réserve ‘’cette façon d’agir qui est de nature à décrédibiliser notre appareil judiciaire qui devrait être le pilier principal de la démocratie à laquelle le peuple de Côte d’Ivoire aspire’’, ajoute le président d’EDS, exigeant ‘’ la libération immédiate et sans condition de M. Tchéidé’’.

Le jeudi 22 mars 2018, à l’appel d’Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté, des militants de l’opposition se sont rendus à la place des martyrs pour prendre part à une marche pacifique pour réclamer la réforme de la Commission en charge des élections en Côte d’Ivoire, mais celle-ci a été ‘’interdite’’ et ‘’étouffée’’ par la police.

EDS, selon Georges Armand Ouégnin réitère ‘’ses revendications relatives à la réforme de la CEI et la création des conditions pour des élections justes, transparentes et démocratiques en Côte d’Ivoire’’.

La marche a été violemment réprimée avec 50 interpellations parmi lesquelles 18 personnes dont Jean Gervais Tchéidé ont été placées sous mandat de dépôt avant d’être jugées et condamnées à 12 jours de prison, 5 années de perte de leurs droits civiques et 3 ans d’interdiction de séjour en dehors de leur lieu de naissance.

HS/ls/APA

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