Somalie

L’UA condamne le double attentat à la voiture piégée en Somalie

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Explosion à Mogadiscio

Photo : AIP

Abidjan, ,  26 fév(AIP)-Le représentant spécial du président de la Commission de l’Union africaine (UA) en Somalie, Francisco Madeiraa, a condamné dimanche, le double attentat à la voiture piégée commis vendredi, à Mogadiscio, qui a fait 32 morts et des dizaines de blessés.

Madeira a affirmé qu’une enquête sur l’attentat avait été ouverte à la fois par le gouvernement somalien et par la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM).

« Je présente mes plus sincères condoléances aux familles des victimes de cette attaque insensée, qui ne vise qu’à engendrer la terreur au sein de la population », a déclaré M. Madeira, dans un communiqué publié à Mogadiscio.

« L’AMISOM condamne fermement cette attaque, et réaffirme sa détermination à continuer à travailler de concert avec les Forces nationales de sécurité de Somalie pour libérer le pays de l’extrémisme violent et du terrorisme », a-t-il ajouté.

Deux voitures piégées ont explosé vendredi, à Mogadiscio, la capitale de la Somalie, et des coups de feu ont été échangés près du palais présidentiel. Les islamistes shebab ont revendiqué l’attaque, qui a fait au moins 38 morts et 20 blessés.

La première explosion s’est produite vers 18H00, heure locale, lorsqu’un véhicule piégé a touché le nouvel hôtel Dorbin, près du siège des services de renseignement. Elle a rapidement été suivie par une seconde explosion près de la Villa Somalia.

Madeira a salué la bravoure et le professionnalisme des Forces nationales de sécurité de Somalie et de l’AMISOM, qui ont réussi à neutraliser cinq terroristes d’Al-Shebab impliqués dans les attaques.

Les Shebab tentent depuis 2007 de renverser le fragile gouvernement central somalien, soutenu par la communauté internationale et par les plus de 20 000 hommes de la force de l’Union africaine, venus d’Ouganda, du Burundi, de Djibouti, du Kenya et d’Éthiopie.

Chassés de Mogadiscio en août 2011, les Shebab ont ensuite perdu l’essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, jusque dans la capitale Mogadiscio, et contre des bases militaires, somaliennes ou étrangères.

(AIP)

sdaf/fmo

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