Economie

Destruction du marché de Cocody Saint-Jean : le promoteur affirme avoir subi un préjudice de 7 milliards FCFA

Le promoteur du marché provisoire de Cocody Saint-Jean, Kouassi Koffi Félix

Photo : APANEWS

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire)- Le promoteur du marché provisoire de Cocody Saint-Jean, une commune huppée à l’Est d’Abidjan, Kouassi Koffi Félix dit KKF, a dénoncé samedi au cours d’une conférence de presse, la destruction de ce marché par les autorités municipales dans la nuit du 19 au 20 janvier dernier, affirmant avoir subi un préjudice estimé à 7 milliards de FCFA.

« Il n’est écrit nulle part dans la convention que j’ai signée avec la municipalité de Cocody en août 2007 que le marché devait être détruit. C’est donc à tort que mon marché a été détruit car il n’y a pas eu de protocole d’accord partie comme stipulé dans ladite convention », s’est offusqué M. Kouassi affirmant que j’ai subi un « préjudice de 7 milliards de FCFA».

« Il n’y pas eu également de décision de justice autorisant la destruction du marché », déclare-t-il estimant que cette destruction a « été faite de manière brutale et criminelle ». Par conséquent KKF, a indiqué avoir saisi le vice-président de la République, Daniel Kablan Duncan, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly et le Ministre de l’intérieur et de la sécurité, Sidiki Diakité.

« Selon l’article 17 du cahier des charges, je me remettrai à la justice si besoin est, car je fais confiance aux juridictions de mon pays», a-t-il informé ajoutant également avoir transmis « un rapport à mes partenaires américains et savoir si cette affaire peut trouver échos au niveau des juridictions américaines».

Ce marché, a expliqué le conférencier, par ailleurs, président-directeur général de la société internationale groupe de services ( IGS), a été construit sur la Base d’un contrat BOT ( construire-exploiter-rétrocéder).

« Conformément à la convention, le promoteur est autorisé à percevoir auprès des commerçants une somme d’argent destinée à couvrir les investissements, les charges d’exploitation et la rémunération de ses investissements», a-t-il fait savoir regrettant n’avoir perçu « aucun franc des autorités municipales de Cocody» depuis le 25 janvier 2013 conformément à l’exécution d’une matrice de résolution recommandée par le Premier ministre ivoirien d’alors, Daniel Kablan Duncan qui avait été saisi du dossier.

Selon lui, ladite matrice de résolutions recommandée par M. Duncan, prévoyait notamment ” le reversement au promoteur par la mairie chaque 13 du mois, de toutes les sommes émanant dudit marché et reçues par le trésor de Cocody “.

« Tous les encaissements faits par le trésor de Cocody et la mairie n’ont jamais fait l’objet d’un point et ne m’ont jamais été reversés », a-t-il déploré. Auparavant, le conférencier a longuement expliqué dans une démonstration, les clauses contenues dans la convention passée entre lui et la municipalité en 2007 brandissant dans la foulée, les correspondances que les deux parties se sont adressées depuis 2007 jusqu’à la destruction du marché en janvier dernier.

Même s’il récuse le bien-fondé desdites correspondances de la municipalité, M. Kouassi reconnaît toutefois avoir reçu deux mises en demeure émanant des autorités municipales ( le premier en date du 08 novembre 2016 et le 2è en septembre 2017) annonçant , la fin des travaux de reconstruction de l’ancien marché, tantôt en avril 2017 tantôt en octobre 2017. En clair, conclura-t-il, « la mairie n’a pas respecté les conventions » qui recommandaient à l’en croire, « un règlement à l’amiable » en cas de litige entre les parties et au pire des cas, un règlement « par voie d’arbitrage ».

Dans le cadre du recasement provisoire des commerçants du grand marché de Cocody, rappelle-t-,on la municipalité avait décidé de passer une convention B.O.T avec l’entreprise I.G S dirigée par M. K.K.F en 2007 à l’effet de construire un marché provisoire à l’espace Saint- Jean de ladite commune en attendant la reconstruction du site sinistré qui nécessitait à l’époque des « travaux et des investissements importants ».

Dans ladite convention d’aménagement provisoire du site de Saint-Jean, il était notamment prévu, l’aménagement du site en voirie et réseaux divers, un bâtiment de gestion avec des bureaux pour la mairie et la Fenacci (une association de commerçants), 540 magasins, un sanitaire en deux blocs et deux blocs de restaurants.

LB/ls/APA

Commentaires
Haut