Société

Les commerçants du forum des marchés d’Adjamé bientôt en grève

Me Kaboré , au micro, lors de la conférence de presse

Photo : AIP

Abidjan, 08 fév (AIP)- La Fédération nationale des acteurs du commerce de Côte d’Ivoire (FENACCI) a exprimé sa volonté d’aller en grève de 48 heures pour protester contre les agissements de la Société ivoirienne de concept et de gestion (CICG), dirigée par Saidi Mohamed Jamal, promoteur du forum des marchés d’Adjamé, lors d’une conférence de presse qu’elle a tenue mardi, à Adjamé.

« En effet, à défaut d’une rencontre en vue d’un règlement amiable, la FENACCI et ses syndicats et associations professionnels de base entendent observer une période de grève de deux jours avec fermeture des espaces commerciaux sur l’étendue du territoire communal d’Adjamé jusqu’à ce que les droits et intérêts moraux des commerçants exerçant en Côte d’Ivoire soient respectés, jusqu’à ce que la dignité de la personne du commerçant soit reconnue et respectée, jusqu’à ce que la liberté constitutionnelle d’entreprise des commerçants soit strictement respectée. » a déclaré  le directeur des affaires juridiques de la FENACI , Me Abdoul Kaboré.

Pour le porte-parole des commerçant du forum des marchés d’Abidjan, la CICG viole l’avenant signé avec l’Association des commerçants du grand marché d’Adjamé (ACOPROMA) en 2003. Il a adopté la solution transactionnelle de voir les commerçants payer à la SICG une certaine somme d’argent complémentaire en contrepartie de la cession définitive par elle à leur profit de son droit de jouissance concédé par le bailleur et qui fut entériné par la signature d’un avenant entre la SICG et la Commune d’Adjamé en 2003.

Cet avenant précisait que la SICG cédait définitivement ses droits aux commerçants représentés par l’ACOPROMA. Cette décision a été prise en vue du règlement du litige né dès 2001.

La somme globale complémentaire à payer fut arrêtée d’accord partie à 2 274 000 000 FCFA a informé Me Abdoul précisant que  Les commerçants, par l’action de l’ACOPROMA, se sont exécutés quoiqu’il reste encore à ce jour un reliquat à percevoir par la SICG sur certains commerçants défaillants. Il s’étonne donc des exécutions dont ils sont l’objet.

Prévue pour lundi et mardi, ces 48 heures d’arrêt de travail au forum des marchés d’Adjamé visent, selon Me Abdoul Kaboré, à dénoncer entre autres agissements de la SICG à l’endroit des commerçant du forum,  des expulsions des commerçants de leurs fonds de commerce des expulsions, les bris des portes sans autorisation judiciaire d’ouverture, le bris des installations et aménagements constituant une destruction de biens d’autrui, le harcèlement des commerçants par des « loubards » recrutés à cet effet à longueur de journée afin d’assoir la psychose d’une expulsion imminente, la  tentative d’escroquerie de la SICG au détriment des contribuables en prétendant se faire dédommager en raison des impayés accumulés dans son opération, la  spoliation d’usagers ayant payé totalement ou partiellement mais privés de places au marché depuis sa mise en service.

Selon la FENACCI, toutes les tentatives de dialogues avec Saidi Mohamed Jamal  n’ont pu aboutir. Ils en appellent donc au Gouvernement pour voir un règlement de ce litige afin de ne pas paralyser le marché d’Adjamé, épicentre du commerce en Côte d’Ivoire.

Si rien n’est fait après les deux jours de grève, la FENACCI, soutenue à cette conférences de presse par plusieurs autres organisation de commerçants, entend étendre sa grève sur toute l’étendue du territoire, a averti Me Abdoul Kaboré.

Joint au téléphone par l’AIP, Saidi Mohamed Jamal a refusé de donner sa version des faits.

Le ministère du Commerce, de l’Artisanat et de la Promotion des PME a proposé son arbitrage en vue du règlement du litige, a-t-on appris.

(AIP)

akn/fmo

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