Afrique du Sud

La présidence de Zuma suspendue à un fil

Le président Jacob Zuma

Photo : d'archives

APA-Johannesburg (Afrique du Sud) – Les hauts responsables du Congrès national africain (ANC) au pouvoir en Afrique du Sud se sont réunis lundi à Johannesburg au sujet de la prochaine étape à franchir, après que le président Jacob Zuma a refusé de démissionner.

La rencontre intervient 24 heures après que vingt dirigeants de l’ANC ont tenté de persuader M. Zuma de quitter la présidence de la République avant qu’il ne soit contraint de le faire, une demande qu’il aurait rejetée.

Son second mandat s’achèvera en 2019, le nouveau dirigeant de l’organisation, Cyril Ramaphosa, devant probablement le remplacer à la tête de l’Etat.

Zuma, actuellement âgé de 75 ans, risque d’être poursuivi pour la corruption qui a entaché ses deux mandats. L’ANC, sous la nouvelle direction du vice-président Ramaphosa, tient à prendre ses distances par rapport à ces allégations, une année avant que l’Afrique du Sud aille aux urnes.

Zuma, qui ne sera peut-être pas là pour prononcer son discours sur l’Etat de la nation jeudi prochain, a nié tout acte répréhensible en complicité avec la famille influente Gupta.

Ramaphosa a été élu chef de l’ANC contre l’ex-épouse de Jacob Zuma, Nkosazanna Dlamini, qui était le choix préféré de l’actuel président pour lui succéder à la tête de l’organisation.

Les experts politiques estiment que Zuma pourrait vouloir négocier un accord avec l’ANC pour sa protection contre des poursuites, en échange d’une démission.

Bien que son soutien au sein de l’ANC semble décliner, M. Zuma a toujours le parrainage de trois des six officiels les plus influents du parti historique majoritaire à l’Assemblée nationale.

Il y avait des scènes de violence à l’extérieur du siège du plus vieux parti politique d’Afrique où un groupe de partisans de Jacob Zuma affrontait des opposants à sa présidence.

WN/as/fss/od/APA

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