Economie

Hausse de 60 à 250 FCFA sur le prix du Kg du sucre en Côte d’Ivoire depuis juillet 2017

Le changement climatique a impacté la production agricole de la canne à sucre, occasionnant un déficit

Photo : d'archives

Abidjan, 05 février 2018 -ALERTE INFO]- Le prix du sucre, denrée de grande consommation en Côte d’Ivoire et dont le prix a été plafonné par le gouvernement ivoirien, est toujours en hausse de 60 à 250 FCFA, depuis juillet 2017, dans la plupart des commerces, a constaté un journaliste de ALERTE INFO.

Plafonné à 740 FCFA, le kilogramme du sucre granulé blanc est vendu entre 800 et 850 FCFA depuis juillet 2017, dans des boutiques et supermarchés à Abidjan et Yamoussoukro (Centre, capitale politique), contre 900 FCFA à Korhogo (Nord) et San-Pedro (Sud-ouest).

Le kg du paquet en carreaux fixé à 850 FCFA par le gouvernement, s’achète à 900 FCFA depuis six mois, dans des supermarchés d’Abidjan, contre 1.000 et 1.100 FCFA dans des boutiques.

Absent de plusieurs boutiques en Côte d’Ivoire sur le même période, le prix du kg du sucre roux varie entre 690 et 750 FCFA, dans des supermarchés d’Abidjan et San-Pedro, en raison d’une pénurie constatée depuis mi-2017.

En juillet 2017, « le ministère (ivoirien) du Commerce a découvert après des enquêtes que la production des industriels ivoiriens, Sucrivoire et Sucaf Côte d’Ivoire, n’a pas été suffisante pour couvrir les besoins du marché », a expliqué à ALERTE INFO la directrice régionale du Commerce de Yamoussoukro, Mathilde Bony, ajoutant que « les autorités ont importé du sucre, mais cela n’a visiblement pas suffi ».

Le directeur général du Commerce intérieur en Côte d’Ivoire, Aimé Koizan avait attribué cette flambée des prix du sucre à « un retard de livraison », estimant qu’elle ne devrait pas être perçue comme « une pénurie » de cette denrée.

En 2016, les ministères de l’Industrie et du Commerce ont estimé à 205.000 tonnes, la production annuelle de sucre en Côte d’Ivoire, pour un marché de consommation de 23 millions d’habitants, loin derrière le Brésil, premier producteur mondial, avec plus de 600 millions de tonnes par an.

« Le changement climatique a impacté la production agricole de la canne à sucre, occasionnant un déficit, avoisinant les 23.000 tonnes », selon le ministère du Commerce.

Ange TIEMOKO

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