Presse

Le SYNAPPCI s’indigne de l’agression d’une reporter-photographe par des policiers

La reporter-photographe, Olga Ottro

Photo : AIP

Abidjan, 31 jan (AIP) – Dans une déclaration transmise mercredi à l’AIP, le Syndicat national des professionnels de la presse de Côte d’Ivoire (SYNAPPCI) s’indigne de l’agression de la reporter-photographe Olga Ottro, lundi par des agents de la police, au Palais de justice d’Abidjan Plateau.

Selon le texte signé du secrétaire général du SYNAPPCI, Guillaume Gbato, Olga Ottro était en reportage au Palais de justice, dans le cadre de l’incident survenu deux jours plus tôt entre un agent de police et un député.

Olga Ottro qui exerce au quotidien « Le Nouveau Réveil », a été sauvagement agressée par des agents de la police nationale, dont un, particulièrement zélé, lui a asséné une gifle avant de la rouer de coups et de la jeter dans le violon du tribunal.

Selon le témoignage d’Olga Ottro, les policiers l’ont délibérément agressée, alors qu’elle avait décliné son identité de reporter-photographe, munie de sa carte d’identité de professionnelle de la communication, rapporte le SYNNAPCI.

Le Syndicat souligne que d’après le témoignage du directeur général de « Le Nouveau Réveil », M. Patrice Yao, la reporter-photographe a été maintenue au violon toute la journée du lundi, sur ordre, affirme-t-il, du procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan, M. Richard Adou. Et ce, « alors que lui-même, lui a donné l’information sur son identité de reporter-photographe en mission pour le compte du journal ».

« Face à ces actes barbares, inqualifiables et injustifiables, le SYNAPPCI tient à exprimer, avec force, son indignation et sa réprobation totale devant la persistance des agressions des journalistes et professionnels des médias par des agents des forces de l’ordre dans notre pays », déclare Guillaume Gbato.

Le SYNAPPCI salue le courage d’Olga Ottro, l’assure de sa totale solidarité dans la suite judiciaire qu’elle entend donner à cette affaire. Le Syndicat lance tout particulièrement un appel aux ministres de la Sécurité; de la Communication, de l’Economie numérique et de la Poste; et de la Femme, pour qu’ils conjuguent leurs efforts afin que les agresseurs d’Olga Ottro soient identifiés et traduits devant les tribunaux compétents.

« En tout état de cause, le SYNAPPCI se réserve le droit de prendre toutes les initiatives appropriées pour que justice soit rendue à tous les professionnels de médias victimes de violence sous toutes ses formes », conclut le texte.

(AIP)

akn/cmas

Commentaires
Haut