Education

Abidjan abrite un atelier international sur la lecture en langues maternelles

Photo de famille des participants à l’atelier d’Abidjan sur la lecture en langues maternelles, le lundi 22 janvier 2018 à Abidjan

Photo : AIP

Abidjan, 22 jan (AIP) – Le directeur national de la Pédagogie et de la Formation continue du ministère de l’Education nationale, Silué Nanzouan Patrice, a ouvert, lundi, à l’auditorium de la Banque africaine de développement (BAD) à Abidjan, un atelier régional des acteurs de l’industrie du livre en Afrique sur la problématique de la lecture et du calcul en langues traditionnelles.

Organisée par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), cette initiative dénommée « Alliance mondiale pour le livre (Global Book Alliance – GBA, en anglais) » vise à « transformer et à promouvoir les pratiques actuelles en matière de conception, d’acquisition et de distribution des livres, en particulier en Afrique et en Asie, afin de s’assurer que les élèves disposent des livres dont ils ont besoin dans leur langue maternelle pour apprendre à lire, et en vue de lire pour comprendre ».

Pour Silué Nanzouan, qui représentait la ministre Kandia Camara à l’ouverture des travaux, « la Côte d’Ivoire est engagée dans le développement des langues comme support d’initiation à la lecture et au calcul à travers le programme Ecole et langues nationales (ELAN) pour faciliter l’accès des enfants au livre et développer leurs compétences et capacités d’apprentissage ».

Selon le secrétaire exécutif de l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA), Shem Dodo, les travaux d’Abidjan ne devraient pas seulement proposer des recommandations et propositions de solutions qui, du reste, sont connues, mais suggérer « quelques actions prioritaires concrètes susceptibles d’impulser des changements tangibles pour réduire, en deux ans, le décalage entre les langues locales et la langue d’instruction ».

Pendant quatre jours, jusqu’à jeudi, les 75 participants (acteurs de la chaîne du livre, éducateurs, spécialistes de la communication et décideurs africains) venus de 21 pays africains francophones (11), anglophones (10) et lusophone (Cap Vert) identifieront les stratégies pour revitaliser la publication de manuels en langues traditionnelles, feront des partages d’expériences réussies, plancheront sur la question du financement, adopteront un plan d’actions commun, étudieront les opportunités des publications numériques et celles des licences ouvertes dites hors droits d’auteurs.

(AIP)

aaa/fmo

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