Yamoussoukro D.A.

Le rôle et le mode de désignation d’un chef du village expliqués à la chefferie traditionnelle de Yamoussoukro

Le Sous-Préfet de Yamoussoukro Benjamin Kessa Godo rappelle aux chefs Akouè de Yamoussoukro leur rôle et responsabilité pour une cohésion sociale dans les villages

Photo : AIP

Yamoussoukro, 04 jan (AIP)- Le sous-préfet de Yamoussoukro, Benjamin Kessa Godo, a expliqué à la chefferie traditionnelle de Yamoussoukro le mode de désignation des chefs de village et leur rôle dans l’optique de prévenir les conflits et réussir la cohésion au sein des populations.

Lors d’une conférence publique prononcée mardi, le sous-préfet Benjamin Kessa Godo a fait savoir que le village n’est plus une entité purement traditionnelle organisée et générée selon la tradition, mais une circonscription administrative de base du territoire national, administrée par un chef du village non imposé par des cadres ou par des personnes influentes, mais librement désigné par sa communauté suivant les us et coutumes dont il relève et nommé par la suite par un arrêté préfectoral.

« Il ne saurait être question d’imposer un personnage sans crédit réel, ni de violer les traditions successorales sous prétexte de moderniser la procédure de désignation », a déclaré le sous-préfet de Yamoussoukro.

Devant la quasi-totalité des chefs traditionnels, des présidents de jeunes et des femmes des différents villages de Yamoussoukro, Kessa Godo a ajouté que la chefferie du village doit être considérée comme une charge à vie et le chef doit pouvoir exercer ses attributions en toute quiétude. Il ne peut être destitué, sauf en cas d’empêchement, de maladie ou de délit portant atteinte à l’honneur et aux mœurs.

« Toutefois, le chef ne doit pas donner l’occasion à ses administrés de s’en prendre à sa gestion. Les rois et chefs traditionnels sont soumis aux obligations de neutralité, d’impartialité et de réserve. Ils doivent s’abstenir d’afficher leur appartenance politique », a tenu à préciser l’autorité administrative tout en insistant sur le fait que le chef est le seul garant de l’unité du village et qu’à ce titre, les présidents de mutuelles, de jeunes et de femmes sont sous son autorité et doivent l’obéir sans se laisser manipuler par les politiciens.

Les conflits ont pignon sur rue au sein de la chefferie traditionnelle à Yamoussoukro. Le bicéphalisme est vécu dans la plupart des villages Akouè, au grand mécontentement des populations qui dénoncent l’instrumentalisation de la chefferie traditionnelle, jugée non objective et inféodée à la politique.

Kessa Godo a insisté sur le respect de la loi pour une bonne organisation et un bon fonctionnement du village qui est un gage pour le développement et la stabilité du village, et le renforcement de la cohésion sociale entre les populations vivant sur le ressort territorial, a-t-il conclu.
(AIP)
nam/kp

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