Coût de la vie

Les marchands de volailles se plaignent de la concurrence déloyale des vendeurs ambulants, à la veille des fêtes à San Pédro (REPORTAGE)

Photo : Alerte Info

San-Pedro, 24 decembre 2017 – 15H15 GMT [ALERTE INFO]-A la veille des fêtes de fin d’année à San Pédro (Sud-ouest de la Côte d’Ivoire), les marchands de volailles se plaignent de la concurrence déloyale des vendeurs ambulants qui, munis de brouettes, à vélo ou à pied, sillonnent les grandes artères de la ville, et proposent aux passants leurs marchandises à des prix relativement bas.

Sillonnant les grandes artères de la ville, de jeunes vendeurs ambulants cèdent aux passants leurs poulets à des prix inférieurs de 500 FCFA en moyenne, par rapport à ceux des commerçants au marché.

La plupart n’exercent cette activité qu’occasionnellement, pour se faire un peu d’argent.

« A la veille de chaque fête, je propose mes services à un fermier qui en retour, me reverse 100 à 200 FCFA sur chaque poulet vendu », explique Marc Konan.

En plein cœur du grand marché Nabo Félix, les étals des marchands de poulets s’étendent sur environ 30 mètres. Le poulet de chaire se vend entre 2.000 et 2.500 FCFA, la pondeuse entre 3.000 et 3.500 FCFA, le coquelet entre 4.000 et 4.500 FCFA et le poulet africain, entre 5.000 et 8.000 FCFA.

Aux côtes des marchands, se trouvent des enfants de 10 à 15 ans. Leur tâche est de plumer la volaille à la demande du client, ou d’inciter les passants à l’achat.

« A la veille des fêtes, tout le monde devient vendeur de poulet », déplore Emmanuel Ouédraogo, dénonçant la concurrence déloyale des vendeurs ambulants dont l’activité occasionnelle, les oblige, ses collègues et lui, à revoir à la baisse leur prix.

En cette veille de Noël, le marché ne désemplit certes pas de monde, mais bien des clients préfèrent retourner auprès des vendeurs ambulants après avoir pris connaissance des prix du marché.

Les vendeurs ambulants ne sont que « des vendeurs par occasion », Issa Kabré, vêtu d’une chemise aux couleurs nationales du Burkina,

« A la fin des fêtes, ces derniers disparaissent dans la nature et attendent la prochaine pour resurgir » aux abords du marché, poursuit-il indigné.

Brahima Koné, son collègue d’à côté, estiment que les vendeurs ambulants, constituent une menace pour eux car les empêchant d’écouler normalement leurs marchandises. Il préconise que ces derniers aient « une autorisation de commerce, signe par le président des consommateurs et par la mairie avant d’exercer ».

A quelques jours des fêtes de Noël et du Nouvel An, si les marchands du marché se plaignent des vendeurs ambulants, les consommateurs, eux, n’y trouvent aucun inconvénient, profitant de la baisse des prix.

LKO/ALERTE INFO

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