Monde

281 personnes tuées en 2016 parce qu’elles défendaient leurs droits (Amnesty International)

Abidjan, 05 dec  – Au total 281 personnes ont été tuées en 2016 dans le monde parce qu’elles défendaient leurs droits, selon un rapport d’Amnesty International publié mardi.

Selon l’ONG, parmi ces personnes, 200 défendaient leurs terres ou l’environnement. Amnesty International estime qu’au total 3 500 défenseurs des droits ont été assassinés en 20 ans parmi lesquels le nombre de défenseurs de l’environnement est de plus en plus important.

L’ONG a donc décidé de s’engager cette année pour la protection d’un certain nombre d’entre eux. D’après l’organisation non gouvernementale, le Brésil est l’un des pays les plus dangereux pour les militants de l’environnement, avec 66 membres du Comité brésilien de défense des droits humains tués en 2016.

Dans ce pays, les défenseurs de l’environnement sont menacés parce qu’ils protègent la terre de leurs ancêtres ou celles qu’ils cultivent pour leurs besoins alimentaires. « Ils subissent des pressions de la part de braconniers, mais aussi de fonctionnaires corrompus de certains Etats qui n’enquêtent pas sur les meurtres ou qui participent directement à la disparition des militants », selon Amnesty International. Le rapport dénonce tour à tour l’exploitation de l’huile de palme, les minerais mais aussi la pollution industrielle.

Pour Camille Blanc, présidente d’Amnesty International en France, défendre ces militants est essentiel. « On a de nombreux témoignages de personnes qui étaient emprisonnées ou torturées et qui nous ont dit que leurs conditions se sont améliorées à partir du moment où Amnesty International les a soutenus. »

Mais ces mobilisations internationales ne fonctionnent pas toujours. L’an dernier, Berta Caceres, militante écologiste au Honduras, a été tuée en rentrant chez elle. Elle avait pourtant reçu en 2015 le prestigieux prix Goldmann, attribué aux défenseurs de l’environnement. Aux Philippines, Glorian Capitan a été tuée chez elle en juillet 2016 parce qu’elle voulait éviter l’extension d’une usine au charbon.

cmas/ AIP

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