Sommet UE-UA

Une Déclaration d’Abidjan met la protection sociale au cœur des relations UA-UE

Photo de famille des signataires de la « Déclaration d’Abidjan » sur la protection sociale

Photo : AIP

Abidjan, 30 nov (AIP) – Les mouvements sociaux et syndicaux et cadres gouvernementaux de 17 pays africains ont produit une Déclaration d’Abidjan sur l’importance de la protection sociale comme « une stratégie clé » pour un développement durable et inclusif des sociétés africaines.

Cette déclaration qui a été adoptée jeudi a été soumise à l’approbation du sommet Union africaine-Union européenne pour atteindre les Objectifs de développement durable et l’agenda 2063 de l’Union Africaine.

Les signataires du document rappellent que la protection sociale garantit à toute personne une vie décente et lui assure, tout au long de son cycle de vie, un accès aux soins de santé essentiels, aux biens et aux services essentiels et à une sécurité élémentaire de revenu.

Ils relèvent plusieurs entraves à sa mise en œuvre dont notamment le faible suivi des Conventions ratifiées et des Recommandations, la mauvaise gestion des Caisses de Sécurité sociale, le faible accès des travailleurs et travailleuses de l’économie informelle aux systèmes de protection sociale ou encore la faible portabilité des systèmes de protection sociale au niveau des régions africaines.

Ces mouvements sociaux et syndicaux interpellent les gouvernements africains et européens, mais surtout, s’engagent, entre autres, à renforcer des synergies et le réseautage entre eux en vue de mener des actions de sensibilisation et de promotion de la protection sociale, à renforcer leurs capacités pour mieux jouer leurs rôles, à organiser les acteurs de l’économie informelle ou encore à s’investir dans le dialogue et la réflexion sur l’extension de la protection sociale avec les gouvernements et organisations régionales et continentales, dans la perspective de développer une vision partagée et une meilleure synergie d’action entre acteurs.

Le document proposé aux chefs d’Etat et de gouvernement africains et européens a été paraphé par des mouvements sociaux et syndicaux de l’Afrique du Sud, du Bénin, du Burkina Faso, du Burundi, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, de la Guinée Conakry, du Kenya, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Nigeria, de la RD-Congo, du Rwanda, du Sénégal, de la Tanzanie et du Togo, les organisations régionales CSI-Afrique, OTAO et RAESS et le Réseau Zonal Multi-Acteurs de Protection sociale de l’Afrique de l’Ouest.

(AIP)

aaa/cmas

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