Afrique

Kafando estime que l’ONU doit continuer son appui au Burundi pour une sortie de crise

Le représentant spécial du SG des Nations Unies au Burundi, Michel Kafando

Photo : AIP

Abidjan, 21 nov – L’Envoyé spécial du Secrétaire général pour le Burundi, Michel Kafando, a déclaré lundi au Conseil de sécurité, que l’ONU doit poursuivre sa mission de bons offices, aux côtés de ce pays pour l’aider à sortir de la crise, quelles que soient les difficultés persistantes.

Selon un communiqué de presse, M. Kafando venu faire le bilan de sa mission au cours des trois derniers mois, a expliqué aux membres du Conseil avoir convenu, avec le médiateur, Yoweri Museveni, et le facilitateur de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) pour le dialogue inter-burundais, l’ex-Président de la Tanzanie, Benjamin Mkapa, de la nécessité de convoquer un mini-sommet régional.

La résolution 2303 (2016) avait souligné l’urgence d’un dialogue inter-burundais «véritable et inclusif », lequel est, avec l’évolution de la situation sécuritaire et le respect des droits de l’homme, l’un des trois critères pour adapter «la taille, la composition et le mandat de la composante de police» dont le Conseil de sécurité avait autorisé le déploiement, le 29 juillet 2016, au Burundi.

Ce dialogue, a rappelé l’Envoyé spécial, doit associer l’opposition burundaise en exil, dont le Conseil national pour le respect de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi et la restauration de l’état de droit (CNARED), avec lequel M. Kafando s’est entretenu.

Considérant pour sa part que le dialogue inter-burundais se poursuit « normalement », avec des « consultations fructueuses » de part et d’autre, le représentant du Burundi, Albert Shingiro, a cependant estimé que pour maintenir « cette dynamique régionale vivace », il serait souhaitable d’éviter des mécanismes parallèles de nature à fausser « la trajectoire actuelle du dialogue ». Pour son gouvernement, toute tentative d’accès au pouvoir par des raccourcis anticonstitutionnels serait « inacceptable ».

Le gouvernement, a fait cependant observer M. Kafando, n’a pas encore concrètement satisfait à sa décision de coopérer pleinement avec le Conseil des droits de l’homme et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés/ Toutefois, les négociations se poursuivent avec le Bureau du Haut-Commissaire aux droits de l’homme.

akn/kam/ AIP

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