Procès Gbagbo/Blé Goudé/CPI

« Je me sentais harcelé » par le bureau du procureur (général Detoh)

Le Général à la retraite a précisé qu’il n’a pas reçu de « promesse » pour témoigner. « Je ne suis pas quelqu’un qu’on corrompt », a-t-il assuré.

Photo d'archives

Abidjan, 09 novembre 2017 – 16H45 GMT [ALERTE INFO]- L’ex-patron de l’armée de terre ivoirienne, le général Firmin Detoh Letoh, a affirmé jeudi s’être senti « harcelé » par le bureau du procureur de la Cour pénale internationale (CPI), estimant que les enquêtes sur la crise postélectorale de 2011 « étaient menées seulement » dans le camp de l’ancien président Laurent Gbagbo.

« Nous n’avons jamais vu que les enquêtes étaient menées chez les autres (camp Ouattara), c’est chez nous seulement qu’ils (enquêteurs) venaient, je voulais dire qu’il y a de l’injustice », a argumenté le général Detoh pour expliquer sa déposition au bureau du procureur.

« Je me sentais harcelé », a-t-il ajouté, évoquant neuf à dix rencontres à Abidjan avec les enquêteurs après la crise postélectorale, au troisième jour de son audition comme témoin du procureur au procès de Laurent Gbagbo.

Le Général à la retraite a précisé qu’il n’a pas reçu de « promesse » pour témoigner. « Je ne suis pas quelqu’un qu’on corrompt », a-t-il assuré.

Laurent Gbagbo est jugé, en même temps que l’ancien leader des jeunes « Patriotes » Charles Blé Goudé, par la CPI pour « crimes contre l’humanité » commis lors des violences postélectorales de 2010 à 2011, qui ont fait au moins 3.000 morts.

EFI/ALERTE INFO

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