Sécurité

Le film de l’opération commando pour la neutralisation des présumés braqueurs du fourgon de la SOTRA

Séguéla, 2 nov – L’opération commando menée en vue de mettre le grappin sur les deux membres du gang ayant braqué le fourgon de transport de fonds de la Société des transports abidjanais (SOTRA), le 23 octobre, et qui s’étaient retrouvés à Lenguekoro, village situé à une quarantaine de kilomètres de Séguéla (Centre-ouest, région du Worodougou) en allant à Mankono, livre peu à peu ses secrets.

Selon des sources sécuritaires et administratives contactées par l’AIP, les scélérats, en provenance de Téguéla, village situé à 20 km de Séguéla sur l’axe menant à Vavoua, ont été conduits samedi dans cette bourgade où vit un marabout réputé par un jeune homme qui a l’habitude d’y envoyer des personnes désireuses de se faire confectionner des gris-gris pour se prémunir contre divers sorts.

Pour ces derniers, l’objectif était d’être invisibles aux yeux de ceux qui les cherchent.

Les éléments de la police judiciaire (PJ) et du centre de coordination des décisions opérationnelles (CCDO) qui étaient à leurs trousses depuis Abidjan, après le repérage, sont arrivés à Lenguekoro aux environs de 11H, mardi.

En tenue civile, le premier groupe de trois personnes s’est alors dirigé vers les habitants assis sous un appatam construit dans la cour du marabout et qui sert également de « grin », l’un des plus grands du village.

Ils justifient leur présence en ce lieu par le fait que le mécanicien s’attèle à remédier à la panne de l’un de leurs véhicules. Ils sont donc venus informer les habitants de la situation.

C’est alors que deux d’entre eux, faisant mine d’être à la recherche du réseau téléphonique pour lancer un coup de fil, se détachent de leur coéquipier et se placent un peu plus devant.

Soudain, un deuxième véhicule arrive en trombe, ses occupants descendent et intiment l’ordre de ne plus bouger, tout en précisant que c’est la police.

C’est la débandade chez les villageois.

Ayant certainement foi en ses amulettes, l’un des bandits sort deux pistolets automatiques, ouvre le feu et tente de s’enfuir en passant par l’arrière de la concession du féticheur.

C’est là-bas qu’il tombe dans le guet-apens des forces de l’ordre dont une troisième équipe est en embuscade.

Les échanges de tirs aboutissent à la blessure à la poitrine du dangereux malfaiteur ayant une forte corpulence. Il serait le chef de ce gang, de surcroît auteur du braquage de deux policiers à Grand-Bassam et avec les armes de dotation desquels il a opposé une farouche résistance aux agents du CCDO et de la PJ.

Son acolyte, lui, a pris une balle au pied. Conduits au centre hospitalier régional (CHR) de Séguéla, le quidam ayant pris la balle dans la poitrine a succombé à ses blessures, malgré l’intervention des médecins.

Kkp/kp/ AIP

Commentaires
Haut