Gagnoa

Le calme est de retour à Gagnoa, après les échauffourées entre chauffeurs de taxis et policiers

Les rues à nouveau animées à Gagnoa après deux jours de manifestations violentes des chauffeurs de taxi ( Gagnoa 14/10/2017)

Photo : AIP

Gagnoa, 14 oct – Après 24 heures de course-poursuite entre policiers et chauffeurs de taxis qui manifestaient violemment pour protester contre l’arrestation d’un des leurs, le calme est revenu à Gagnoa ce samedi matin, les taxis ont repris timidement mais progressivement du service, sous une présence remarquée des renforts de police.

« Ils nous ont promis de libérer notre collègue lundi », a déclaré à l’AIP, un chauffeur de la ville, au volant de son véhicule, assurant que 48 heures, sans travail, constitue pour lui et ses amis, une « catastrophe financière ». Le calme est revenu et la circulation à nouveau possible sans barricades.

Deux cargos de police de la Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS) et de la Brigade Anti-Emeute (BAE), avec leurs bords des éléments en tenue anti-émeute, étaient stationnés aux principaux carrefours de la ville tôt samedi matin.

Vendredi après-midi, les manifestants qui avaient dressés des barricades pour empêcher la fluidité routière, ont été repoussés sans ménagement par la police, qui a fait usage de gaz lacrymogènes. Dans leur retraite, les manifestants ont saccagé puis pillé le commissariat du deuxième arrondissement, situé au quartier Dioulabougou emportant avec eux, des tenues de service, munitions et menottes, qui ont pu être récupéré, apprend-on.

Depuis jeudi, les chauffeurs de taxis et leurs différents syndicats, protestent contre l’incarcération d’un des leurs, Bamba Adama, à qui il est reproché d’avoir blessé un individu, occasionnant une triple fracture à la jambe et 90 d’indisponibilité.

L’article 353 du code pénal Ivoirien, puni cet acte pour une peine allant d’un mois à un an de prison et 50 000 à 500 000 F CFA d’amende, avait affirmé une source judiciaire.

dd/kam/ AIP

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