Gagnoa

Grève des chauffeurs de taxis à Gagnoa : Il n’y a pas eu d’arrestation abusives (source judiciaire)

Une vue de la salle d’audience du tribunal de Gagnoa ( Gagnoa 13/10/2017)

Photo : AIP

Gagnoa, 13 oct – Une source judiciaire, a indiqué vendredi qu’il n’y a pas eu d’arrestation abusive, apportant un démenti au motif de la grève des chauffeurs de taxis communaux de Gagnoa, qui protestent depuis 48 heures, contre l’interpellation et la mise sous dépôt d’un des leurs, auteur d’un accident sur la voie publique ayant fait un blessé.

« Chaque corporation doit faire l’effort de se conformer à la loi, pour la bonne marche de la société », a indiqué la source judiciaire, joint depuis Gagnoa, expliquant que le motif « d’absence d’homicide » durant l’accident, évoqué par les chauffeurs, pour dénoncer l’interpellation d’un des leurs, « n’est pas fondée ».

Yao Emmanuel, agent des impôts à Gagnoa, avait été renversé le vendredi 06 octobre, par un chauffeur de taxi, conduit par le nommé Bamba Adama. Le nommé Yao, handicapé au pied, était sorti de sa voiture pour aider une fillette à traverser la voie, en faisant signe au taxi de s’arrêter. Ce qui fut fait. C’est au moment où il regagnait son véhicule de l’autre côté de la route, qu’il a été renversé par le chauffeur de taxi, rappelle-t-on.

Il en est résulté une triple fracture de la jambe et une incapacité de 90 jours.

Selon la source judiciaire, « quiconque par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou inobservation des règlements commet des blessures involontaires ou en est involontairement la cause », tombe sous le coup du code pénal Ivoirien, qui stipule une peine d’un mois à un an d’emprisonnement et une amende de 50.000 à 500.000 francs, s’il en est résulté une incapacité totale de travail personnel pendant plus de six jours.

« Nous ne pouvons accepter que notre collègue soit arrêté, alors qu’il n’y a pas eu mort d’hommes », avait déclaré Konaté Zoumana, secrétaire général du syndicat des chauffeurs de taxis communaux, pour justifier l’arrêt de travail, qui se poursuit encore vendredi, avec cette fois, de la chasse-poursuite, policiers chauffeurs de taxi, au centre de la ville.

dd/kam/ AIP

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