Niakaramandougou

Des millions de filles non scolarisées en Afrique (Experte)

Consultante en développement personnel et présidente-fondatrice de l’ONG ‘Centre féminin pour la démocratie et les droits humains en Côte d’Ivoire’, Mme Nathalie Traoré

Photo : DR

Niakara, 9 oct – Soixante-deux millions de filles dans le monde, dont 28 millions en Afrique, ne sont pas scolarisées, a révélé une experte en genre de l’Union africaine (UA), Nathalie Traoré.

Consultante en développement personnel et présidente-fondatrice de l’ONG ‘Centre féminin pour la démocratie et les droits humains en Côte d’Ivoire’ (CEFCI), Mme Traoré s’est exprimé à l’occasion du lancement d’un programme d’appui à l’éducation de la femme initié par son organisation, samedi, à Niakara.

Elle a souligné que les discriminations dont sont victimes les petites filles, les adolescentes et les femmes sont encore très profondément ancrées dans de nombreuses régions du globe. L’experte a appelé les acteurs clés du système éducatif, les autorités administratives, traditionnelles et religieuses de Niakara ainsi que les ONG et surtout les parents d’élèves à plus d’engagement, de suivi et de responsabilité dans le respect, la défense et la protection des droits de la petite fille, de l’adolescente et de la femme.

« Aujourd’hui, nombreuses sont les jeunes filles des zones rurales, plus précisément au Nord de la Côte d’Ivoire, qui ne peuvent pas décider de leur propre avenir et subissent l’exclusion. Aussi, la situation de précarité des parents dans ces zones les oblige à privilégier l’éducation du petit garçon au détriment de la petite fille », a-t-elle fait remarquer, ajoutant que les jeunes filles, même scolarisées, sont sorties de l’école, pour des raisons telles le mariage précoce, les grossesses précoces, le manque de suivi.

L’experte en genre de l’UA, citant l’UNESCO, a souligné que la scolarisation des filles est l’un des grands enjeux du millénaire. « Dans les pays où l’éducation de la femme progresse, la mortalité infantile et la surnatalité baissent, la propagation des pandémies est mieux maîtrisée, mais aussi, une femme instruite peut à son tour éduquer ses enfants. Enfin, le niveau d’instruction des filles signe le degré de liberté et de démocratie d’un pays », a-t-elle conclu.

jbm/kg/kp/ AIP

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