Afrique

Des hommes d’affaires africains dénoncent l’opacité du système bancaire

Photo : APA

APA-Tunisie (Tunis) Envoyé spécial : Oumar Dieng – Les tribulations d’hommes d’affaires tunisiens et d’autres pays du continent pour trouver des financements ont été largement exposés lors d’un panel sur ‘’le financement en Afrique : quelles solutions pour les entreprises ? » organisé dans le cadre des Rencontres Africa qui se sont déroulées jeudi et vendredi dans la capitale tunisienne.

Les hommes d’affaires africains, qui arrivent tant bien que mal à démarrer leurs activités, ont ensuite du mal à accroitre leur production faute de pouvoir bénéficier de financements adaptés à leur situation, déplorent plusieurs d’entre eux.

Pourtant, à voir la panoplie de solutions de financement présentées par des directeurs de banque et de fonds d’investissement, on ne doute pas que des solutions existent pour permettre aux entreprises africaines de bénéficier des niches de financement.

Tarek Chérif, chef d’entreprise et président de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), est un nostalgique des années 80 en Tunisie, période pendant laquelle, dit-il, trouver un financement n’était pas si difficile que maintenant alors que le pays est quadrillé par une vingtaine de banques.

Les banques de développement qui existaient ont laissé la place à une multitude d’établissements financiers qui n’ont pas la même sollicitude vis-à-vis des porteurs de projets.

Dressant un réquisitoire sévère, il a plaidé pour une refonte du système bancaire aussi bien tunisien que dans les autres pays du continent pour qu’une oreille plus attentive soit prêtée aux préoccupations des PME/PMI.

Les fonds d’investissement, présentées comme ayant des procédures plus souples que les banques, peuvent bien être la solution à laquelle aspirent les milieux d’affaires.

Si l’on en croit Zied Oueslati, directeur d’AfricInvest, les fonds d’investissement peuvent « accompagner les entreprises, faire croitre et rendre pérennes leurs activités ».

AfricInvest va investir 120 millions d’euros pour financer les jeunes, a dit M. Oueslati.

L’Agence française de développement (AFD) s’intéresse au crowdfunding comme solution pour rendre les financements plus inclusifs.
Mais sa représentante au panel est restée prudente en laissant entendre qu’il faut au préalable lever les barrières d’ordre réglementaire.

« C’est une solution de financement qu’on suit de très près », a-t-elle dit.

Ouvert le jeudi à Tunis, le volet Maghreb des Rencontres Africa France 2017 a créé des opportunités d’affaires pour des partenariats gagnant-gagnant entre opérateurs économiques français et africains.

OD/of/APA

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