Procès Gbagbo/Blé Goudé/CPI

Mangou a demandé à Gbagbo de ne pas aller aux élections en 2010

L’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo

Photo : ALERTE INFO

Abidjan, 05 octobre 2017 – L’ancien chef d’état-major de l’armée ivoirienne, le général Philippe Mangou, a évoqué jeudi à la Cour pénale internationale (CPI), “beaucoup d’erreurs dans la gestion de la crise’’ post-électorale de 2011 en Côte d’Ivoire, assurant avoir demandé à l’ancien président Laurent Gbagbo, de “ne pas organiser’’ la présidentielle de 2010.

“Il y a eu beaucoup d’erreurs dans la gestion de la crise. A chaque étape du processus, j’ai approché le président pour lui dire, +attention M. le président, n’allons pas aux élections+, parce nos frères tiennent encore des armes à la main. Ils n’ont pas encore désarmé’’, a raconté le général Mangou au terme de huit jours d’audition en tant que témoin du procureur dans le procès conjoint de M. Gbagbo et de son ex-ministre de la Jeunesse, Charles Blé Goudé.

“Même quand les responsables de l’ONU venaient nous voir à l’état-major, nous leur disions qu’au Congo, par exemple, le désarmement n’a pas été fait et cela a posé des problèmes’’, a-t-il ajouté.

Selon lui, l’autre erreur a été la signature en 2007 de l’accord politique de Ouagadougou (APO) entre le camp présidentiel et les rebelles.

Au terme de cet accord de paix signé dans la capitale burkinabé, sous l’égide de l’ex-président Blaise Compaoré, Guiilaume Soro, alors chef des rebelles, avait été promu Premier ministre.

“Aucun militaire ne faisait partie de la délégation’’ du camp présidentiel et “des décisions difficiles à appliquer ont été prises’’, a expliqué le général Mangou, qui dit s’être employé à “sensibiliser (ses) hommes pour leur faire comprendre que c’est l’intérêt du pays qui est en jeu’’.

SKO/ ALERTE INFO

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