Procès Gbagbo/Blé Goudé/CPI

Crise postélectorale ivoirienne: L’ex-chef d’état-major Mangou affirme avoir été « induit en erreur » par le Conseil constitutionnel

L’ex-chef d’état-major de l’armée ivoirienne, le général Philippe Mangou

Photo d'archive

Abidjan, 05 octobre 2017 – L’ex-chef d’état-major de l’armée ivoirienne, le général Philippe Mangou, a affirmé jeudi avoir été « induit en erreur par l’institution en laquelle » il croyait, en allusion au Conseil constitutionnel, qui avait déclaré Laurent Gbagbo, vainqueur de la présidentielle 2010.

« Nous avons été induits en erreur par l’institution en laquelle nous croyions », a confié le général Philippe Mangou, au huitième jour de son audition en tant que témoin du bureau du procureur de la Cour pénale internationale (CPI).

A l’issue de la présidentielle de 2010, des violences ont éclaté, après que la Commission électorale indépendante (CEI), en charge de l’organisation du scrutin, a donné Alassane Ouattara vainqueur contre le chef de l’Etat sortant M.Gbagbo, déclaré quant à lui élu par le Conseil constitutionnel.

Laurent Gbagbo avait demandé en vain un recomptage des voix.

« Est-ce que la communauté internationale était obligée de suivre la proposition de recomptage des voix », de M.Gbagbo, s’est interrogé Philippe Mangou, avant de poursuivre: « Je réponds non ».

Laurent Gbagbo est jugé, en même temps que l’ex-leader des jeunes « Patriotes » Charles Blé Goudé, par la CPI pour « crimes contre l’humanité » commis lors des violences postélectorales de novembre 2010 à avril 2011 qui ont fait au moins 3.000 morts.

EFI/ ALERTE INFO

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