Séguéla

Trente leaders de la société civile formés à la protection des droits humains à Séguéla

Chercheur en droits humains et consultant-formateur, Koné Sinagnan

Photo : AIP

Séguéla, 3 oct – Trente leaders d’organisations de la société civile présents à Séguéla (Centre-ouest, région du Worodougou) ont, au cours d’une session de formation à la préfecture de région, renforcé leurs capacités en matière de techniques de rédaction de rapports selon les standards internationaux, en plus d’affiner leurs performances en plaidoyer et lobbying.

Pour Koné Sinagnan, chercheur en droits humains et consultant-formateur, les leaders locaux doivent se référer impérativement aux instruments internationaux dont la Déclaration universelle des droits de l’homme et les traités ratifiés par l’Etat ivoirien, afin de rédiger des rapports « acceptables » et de documenter au maximum les cas de violation des droits humains qu’ils dénoncent.

« Si vous rapportez une violation, il faut qu’elle soit d’abord reconnue au plan international », a-t-il conseillé les responsables d’Organisations non gouvernementales (ONG) et quelques représentants de communautés ethniques.

L’importance de cette formation qui s’est achevée samedi, fait suite à quelques lacunes constatées sur le terrain, entre autres, le personnel peu ou pas outillé parce que constitué en majorité de bénévoles, la méconnaissance des techniques de rédaction ainsi que des instruments juridiques nationaux et internationaux, en plus de l’inexistence de plan de plaidoyer, selon les TDR produits à cet effet.

Trente villes de l’intérieur du pays sont concernées par cette mise à niveau qui s’inscrit dans le cadre du projet de renforcement de compétences des leaders d’ONG et d’associations de droits de l’homme (PRCLODH) qui, au terme de sa durée de 18 mois, permettra de former 900 leaders issus de la société civile, note-t-on.

Kkp/kp/ AIP

Commentaires
Haut