Procès Gbagbo/Blé Goudé/CPI

Crise post-électorale ivoirienne : L’ex-chef d’état-major Mangou assure qu’il n’aurait pas fait la guerre pour maintenir » Gbagbo au pouvoir

L’ex-chef d’état-major de l’armée ivoirienne, le général Philippe Mangou

Photo d'archive

Abidjan, 03 octobre 2017 – Le général Philippe Mangou, ex-chef d’état-major de l’armée ivoirienne a assuré mardi qu’il n’aurait pas fait la guerre même avec des armes, estimant que « le rôle de l’armée n’est pas de maintenir un président qui a perdu les élections », lors de sa déposition au procès de l’ancien président Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale.

« Même avec des armes, cette guerre je ne l’aurais pas faite parce que notre mission c’est de protéger les personnes et les biens », a affirmé le général Mangou, rappelant que l’armée était à court de munitions.

Selon lui, « on ne peut pas se battre pour un président qui a perdu les élections », au sixième jour de son audition en tant que témoin du bureau du procureur.

A l’issue de la présidentielle de 2010, des violences ont éclaté, après que la Commission électorale indépendante (CEI), en charge de l’organisation du scrutin, avait donné Alassane Ouattara vainqueur contre le chef de l’Etat sortant M.Gbagbo, déclaré quant à lui élu par le Conseil constitutionnel.

Le général Philippe Mangou qui s’était réfugié à l’ambassade de l’Afrique du Sud à Abidjan au plus fort de la crise a expliqué dans son récit, quelques jours auparavant, avoir encouragé à plusieurs reprises M.Gbagbo à « céder le pouvoir » à M.Ouattara mais l’ex-président a « refusé de reconnaître sa défaite ».

Laurent Gbagbo est jugé, en même temps que l’ex-leader des jeunes « Patriotes » Charles Blé Goudé, par la CPI pour « crimes contre l’humanité » commis lors des violences post-électorales de novembre 2010 à avril 2011 qui ont fait au moins 3.000 morts.

EFI/ ALERTE INFO

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