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Projet Magrinn: le lancement de master en agronomie durable exécuté à 66%

Le coordonnateur du projet Magrinn, Yao Kouassi Benjamin, a affirmé que le lancement de la première promotion de cette nouvelle spécialité a été réalisé partiellement

Photo : DR

Abidjan, 02 oct – Le coordonnateur du projet Magrinn pour la création de master innovant en agronomie durable, Yao Kouassi Benjamin, a affirmé lundi que le lancement de la première promotion de cette nouvelle spécialité dans les trois pays concernés (Bénin, Niger et Côte d’Ivoire), a été réalisé partiellement, soit un taux de 66%, avec la mise en place de comités pédagogiques et de jury de délivrance de diplômes pour chaque mention.

« La mise en œuvre a été difficile, du fait de l’instabilité des universités avec les grèves. Finalement, l’ouverture a eu lieu à l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB) avec la Master 2 pour l’année 2016-2017 avec sept étudiants dont trois filles. Au Niger, l Master 1 (M1) a ouvert en mars 2017 avec 22 étudiants dont 10 filles. Au Bénin, l’ouverture n’a pu se faire du fait d’une procédure d’accréditation très contraignante. L’accréditation a été obtenue et l’ouverture de la M1 aura lieu à cette rentrée 2017-2018. Le lancement de la première promotion a été réalisé partiellement soit un taux de 66% », a indiqué M. Yao, à la cérémonie de clôture du projet Magrinn à Abidjan.

« A l’issue d’une enquête trois spécialisations de master ont été identifiées. En Côte d’Ivoire c’est l’agribusiness, au Niger protection des végétaux et production végétale pour le Bénin. L’idée est que nous puissions avoir une base commune au niveau de la première année de master et que la deuxième année puisse permettre la mobilité des étudiants dans les trois pays », a-t-il ajouté.

Selon le coordonnateur, ce projet a permis d’identifier des spécialités ou domaines porteurs qui n’existaient pas encore dans les établissements d’enseignement supérieur (EES) et cela vient compléter l’offre de formation existante.

« Il s’agit pour nous de développer une stratégie pour l’élaboration du programme master dont le contenu de la formation sera adapté aux besoins des acteurs, afin qu’on puisse avoir une forte employabilité des étudiants qui vont sortir de cette formation », a expliqué Yao Benjamin.

Le directeur général de l’INPHB, Koffi N’Guessan a félicité les chercheurs impliqués dans ce programme ainsi que les partenaires de Montpellier qui ont accompagné ce projet. « Je souhaite que cette cohésion ainsi créée puisse se renforcer, proposer d’autres sujets de recherche à d’autres guichets de financement, de sorte que les chercheurs continuent d’être actifs et de voir avancer la science de notre région », a-t-indiqué.

Le projet Magrinn qui a duré 54 mois, est financé par l’UE et les groupes ACP et s’inscrit dans le programme Edulink II. Il était placé sous le thème, « Construction en synergie avec les milieux socioprofessionnels de masters innovans en agronomie durable en réseau dans trois EES de l’Afrique de l’Ouest ».

ena/fmo/ AIP

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